Manipulation des multinationales?

manipulation

Optical illusion Flipsided by flipside on DeviantArt.com

Illusion pour détourner l’attention

Regardez cette image, combien de points blancs et noirs voyez-vous?

Ne vous prenez pas la tête, c’est une illusion d’optique: où que vous regardiez, vous yeux essayeront de masquer la réalité. 🙂

Le trompe l’oeil a peut-être fonctionné cette fois-ci, mais maintenant vous savez.

Dans notre société, les trompe l’oeils pour détourner notre attention nous sont servis gratuitement sur un plateau d’argent entre autres lors de nos amplettes hebdomadaires, lors de nos trajets en train ou en voiture, à tous les coins de rue, plusieurs fois même durant notre film du samedi soir et aussi pendant nos émissions favorites. Je veux bien sûr parler de la publicité, mais pas seulement.

La publicité est un moyen de nous jeter de la poudre aux yeux et de manipulation pour au final continuer inexorablement de nous endoctriner au consumérisme et faire prospérer ainsi l’illusoire croissance économique éternelle. La publicité se base sur les études les plus récentes de psychologie du consommateur pour encore mieux nous attirer dans ses filets. Mais à y regarder de plus près, ce n’est pas tout.

Cercle vicieux

Quand je commence à travailler et gagner de l’argent, je peux enfin en dépenser pour des choses autres que mon minimum vital. Toutes ces choses qui me sont ressassées depuis que baigne dans la média-mania, je peux enfin y toucher!

Toutes? Non, bien sûr, ce serait tuer la poule dans l’oeuf. Il y a toujours mieux que ce que j’avais, toujours plus moderne que le bidule du collègue, toujours plus performant pour faire toujours plus de choses, toujours plus respectueux de l’environnement, toujours… Toujours? Non, bien entendu que non, mais pour l’instant, dans ce sujet, nous gardons ce postulat.

Donc, j’ai besoin de travailler beaucoup pour gagner plus et m’offrir encore plus. Conso-boulot-dodo!
Gardez cet exemple au chaud…

Flot d’information

Régulièrement, à côté du travail, je lis les magazines gratuits, je regarde mon journal télédiffusé, je lis mes nouvelles compilées à mon goût sur ma tablette, je survole les newsletters qui n’atterrissent pas dans mes pourriels, je suis avec avidité la dernière série télévisée tendance, je visionne les block busters à l’affiche avec mes amis. En d’autres mots, je reste à la page pour être au courant des gros et des petits bobos du monde, pour alimenter les conversations entre potes, pour ne rien rater de ce qui semble être si important pour des millions de gens…

Avec cet exemple-ci et celui que vous avez gardé au chaud toute à l’heure, mon planning est rempli. Il va encore plus se remplir si j’ai une famille et ce sera très probablement pour le mieux. (Pourquoi? Eh bien parce que quand on se retrouve face à des êtres humains, la chance est plus grande de vivre dans l’instant présent et de réellement communiquer.)

Perdus? Attendez, je développe…

Manipulation

Si l’on ne fait que consommer des produits physiques, des informations, des publicités, on finit par submerger notre cerveau qui n’aura plus le temps de faire autre chose lui non plus. On se lobotomise, on endort nos sens, on s’empoisonne à petites ou grandes doses, c’est selon, pour finir par croire que ce qu’on nous présente est la réalité. Manipulation! Nous sommes si absorbés par cette quantité toujours plus importante d’éléments que nous n’avons plus ni le temps, ni l’énergie d’accomplir quoi que ce soit d’autre. Manipulation!

Si à tout cela nous venons rajouter la nourriture transformée et dégradée par des processus industriels, les médicaments et alicaments avec leurs effets secondaires, les substances les plus hasardeuses qui composent les produits que nous utilisons dans notre quotidien et qui s’accumulent soit dans notre organisme soit dans notre environnement, la vague déferlante d’appareils technologiques qui génèrent toujours plus d’électro-smog et notre mode de vie stressé, j’aurais énormément de mal à expliquer à un visiteur extraterrestre qu’en fin de compte nous – les êtres humains – n’avons pas de tendance compulsive suicidaire…

Tout comme les industriels ont pendant longtemps refusé d’admettre que l’amiante était nocive en dissimulant les faits et en jouant la carte de la diversion, l’industrie et les entreprises bio-génético-chimiques font de même aujourd’hui et nous narguent de haut et prennent leur ton condescendant pour nous vanter les avantages des OGM pour contrer la fin dans le monde. De nouveau, on nous met les projecteurs sur la faim dans le monde quand la racine du problème est ailleurs! Manipulation!

La faim dans le monde est générée entre autre par ces mêmes groupes d’industriels qui pillent les ressources des pays en voie de développement et les rendent dépendants de leurs plantes à semences non fécondes et de leurs supers engrais toxiques. Manipulation!

Ah tiens, en passant, un autre exemple de tour de force réussi avec succès chez nous et en passe de se privatiser au niveau mondial: imaginez un instant notre beau pays avec ses glaciers, ses cours d’eau, ses lacs et pensez à l’eau qu’on nous vend en bouteille. Notre eau qui sort directement du robinet est, pour la plupart des lieux, soumise à des contrôles si stricts qu’elle est devenue d’une qualité irréprochable. Il a peut-être été un temps où il était préférable de boire de l’eau en bouteille (quoique), mais aujourd’hui il existe suffisamment de moyens pour éviter de devoir payer le prix fort pour une ressource qui doit être libre pour tout un chacun.

Le fait est que tant que nous nous attardons à toutes ces activités chronophages et superficielles, tant que nous ingurgitons sans retenue, tant que nous consommons de façon effrénée, nous ne faisons rien d’autre et nous sommes sujets à la manipulation! Et notre société a un urgent besoin que nous fassions quelque chose d’autre que de subir la manipulation. Il est vital de changer de cap pour remettre notre train de vie sur les rails, pour réapprendre à vivre au rythme qui est le nôtre: celui de la nature!

Le début du cercle vertueux

Cela n’est possible que si l’on se donne la peine de casser ce cercle vicieux, donc de refuser de suivre cette manipulation quotidienne comme par exemple celle du JT pour entendre une millième fois qu’Israël a bombardé la Palestine ou que le Dow Jones a perdu trois points…

Cela nous avance à quoi de suivre ces habitudes?
La qualité de notre vie en est-elle améliorée?
Nous sentons-nous plus sage ou plus érudit?
Les questions pourraient s’enchaîner à l’infini, mais les réponses ne se résument qu’à “Rien” et “Non”.

Alors, continuez votre vie comme bon vous semble, mais maintenant, vous savez.

Dois-je toujours faire tout ce dont je suis capable?

Mad Scientist by thegryph on DeviantArt.com

Mad Scientist by thegryph on DeviantArt.com

L’être humain est curieux, mais aussi, à la différence de ceux qu’on catégorise comme étant des animaux, il serait seul doué de conception et de vision et ce sont ces facultés qui permettraient de le distinguer d’eux. Cependant, là n’est pas mon propos. L’être humain est, de part ces facultés, naturellement porté à satisfaire sa curiosité. De fil en aiguille, une réponse engendre une autre question et de chaque réponse naît, un jour ou l’autre, un produit.

Le nom que l’on donne à l’ensemble des disciplines qui tentent de répondre aux questions de l’être humain est la science. Selon le Larousse, la science est l'”Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales.

Et bien sûr, la science ou plus justement les sciences s’en donnent à coeur joie de trouver des réponses et de multiplier les questions. Je ne juge pas, car ayant moi-même suivi une filière scientifique, j’adore décortiquer les sujets, mais là non plus n’est pas mon propos.

Non, mon propos aujourd’hui concerne la capacité de ces sciences à générer ces produits. Ces produits qui parfois nous sauvent la vie, comme ce défibrillateur cardiaque, mais qui parfois nous la subtilise, comme ces déchets chimiques rejetés impunément.

Aussitôt qu’une réponse est trouvée par la science, les entreprises s’empressent de faire fructifier cette découverte qui a somme toute coûté cher au département de R&D et dont les retombées financières ne sauraient que réjouir les actionnaires, pardon, les investisseurs.

Je ne mets pas en doute le sérieux de la majorité des chercheurs qui suivent scrupuleusement toutes les procédures protocolées, bien qu’on y trouve soit dit en passant, comme dans toute population, le mensonge, la fraude, les jeux et l’abus de pouvoir.

Isolément donc, j’observe que la science respecte le code de sérieux qu’elle prône. Malheureusement, elle semble inextricablement être pris en otage par le système économique dans lequel elle s’épanouit et qui lui fournit ses ressources.

Alors, si je dézoome, si je prends de l’altitude, si je me mets à la place d’un observateur distant qui analyserait la somme et la progression de toutes ces actions, je constate qu’on est face à une ribambelle de très jeunes enfants mûs par leurs instincts les plus primitifs et qui viennent tout juste de découvrir le feu.

Un parent responsable parle à l’intégralité de ses enfants pour leur expliquer les risques, mais aussi les bénéfices et leur définir les règles d’utilisation de ce feu. Il ne va pas uniquement chuchoter à quelques uns et expérimenter sur les autres, mais il va leur parler lentement et clairement à haute voix et s’assurer que chacun d’entre eux ait compris son explication pour souligner les conséquences du jeu avec ce feu.

Je vois dans notre monde une multitude de groupes d’enfants orphelins qui se sont créés leurs propres règles. Ces règles sont assez élaborées pour donner l’illusion d’avoir été créées sous la supervision sage d’un adulte. Cependant, elles ont été spécialement mises sur pieds pour tout permettre ce qu’aucun adulte sage, responsable et sain de corps et d’esprit n’aurait jamais permis: se faire volontairement du mal, blesser autrui à dessein, détruire le vivant, forcer la nature à sa volonté, annihiler sa seule source de survie…

Il manque manifestement de la maturité et par conséquent une surveillance parentale à ces groupes d’enfants qui expérimentent absolument tout ce dont ils sont capables et que leurs caprices leurs dictent.

Nous sommes tous capables d’une quantité impressionnante de choses, mais le fait d’en être capable justifie-t-il le droit absolu de passer à l’acte?