Débâcle technologique et financière infinie?

Terminator head

Terminator head by BlackToe on DeviantArt.com

Cette année, plusieurs instituts financiers et opérateurs de téléphonie mobile on lancé le paiement sans contact (communication en champ proche ou Near Field Communication – NFC) disponible dans les grandes surfaces. C’est ni plus ni moins une petite évolution du paiement par carte avec un risque supplémentaire de se faire pirater de l’argent et des données personnelles. De là, au caddie qui scanne lui-même les articles qu’on y dépose pour finir par nous débiter le montant total de notre compte bancaire en passant le portique de sortie de notre hypermarché préféré sans devoir saluer une caissière ou un caissier, il n’y a plus qu’un pas.

Il s’agit d’une évolution qui s’inscrit dans la suite logique de l’industrialisation, puis de l’informatisation de notre environnement. Tout comme les ordinateurs, les smartphones, les tablettes et divers gadgets interconnectés et communicants en permanence, elle ne fait qu’amenuiser notre sphère privée déjà très entamée, sans parler de l’explosion exponentielle des rayons non ionisants qui en découle.

Oui, la révolution industrielle nous a apporté quelques bénéfices avec la richesse matérielle et la fin des travaux physiques exténuants. Cependant, la liste des avantages s’arrête ici. En produisant en masse et à grande échelle avec des machines, nous nous sommes créés le pire fléau de notre histoire, j’ai nommé l’accélération du temps.

Nous générons ainsi à la vitesse grand “v” une pléthore de produits, de concepts et de systèmes qui deviennent obsolètes tout aussi rapidement sans qu’aucun scientifique ou ingénieur n’ait écouté la voix de la sagesse qui voudrait que l’on analyse consciencieusement les conséquences sociales, environnementales et de santé publique de chacune de ces inventions avant d’en inonder le marché pour s’enrichir au plus vite.

Revenons à nos caissières et nos caissiers de supermarché et à leur qualité de vie.
Qu’adviendra-t-il d’eux quand leur travail sera automatisé?
Qu’adviendra-t-il de la mère de famille pour qui ce job permettait de nouer les deux bouts à la fin du mois?
Qu’adviendra-t-il de l’étudiante qui finançait son université sans devoir quémander une bourse?
Qu’adviendra-t-il des autres employées et employés pratiquant un travail simple ne nécessitant aucun diplôme et facilement automatisable?
Combien de personnes se retrouveront au chômage, parce que le système économique les exclut du jeu?

Qui a calculé la facture globale des conséquences de cette technologisation qui profite essentiellement aux grands groupes et qui fait fi des laissés pour compte?
Qui paiera la facture de cette débâcle technologique et financière infinie?

Vous avez peut-être un jour ou l’autre vu un film catastrophe qui mettait en scène un monde futuriste dominé par des robots dirigés par un groupuscule d’élites dans lequel l’humain n’avait plus sa place; eh bien il est urgent de se réveiller, car nos choix à priori anodins que nous faisons quotidiennement vont déterminer si notre réalité à venir rejoindra cette fiction de notre passé!

Combien de temps allons-nous soutenir et suivre ce système qui va jusqu’à détruire ses contributeurs?

L’Amérique, l’image du futur?

Long live America by Elias-Chatzoudis on DeviantArt.com

Long live America by Elias-Chatzoudis on DeviantArt.com

Il me semble qu’il s’est greffé dans l’inconscient collectif que l’Amérique, le rêve américain représente le futur de nos sociétés.

Tout posséder, travailler toute la semaine, tous les weekends (tiens, paradoxal que le mot soit anglophone…), sans vacances, atteignable sept jours sur sept, vingt quatre heures sur vingt quatre, s’endetter pour avoir toujours plus, toujours plus grand, toujours plus beau, toujours plus en quantité et toujours moins en qualité, exploiter et piller les ressources jusqu’à ce qu’elles disparaissent à jamais, modifier la matière jusqu’à la contaminer, la dégrader, la souiller, la rendre impropre à la consommation, dangereuse, nocive, létale, manipuler l’information pour cacher cette soif insatiable de pouvoir, de domination, de cupidité, de mercantilisme jusqu’à en faire souffrir ses propres citoyennes et citoyens et les endetter à vie, entretenir des guerres par tous les moyens possibles et imaginables pour s’assurer l’hégémonie des matières premières consommées à outrance, pousser ses idéaux à l’extrême en les soutenant d’un déferlement technologique sans bornes donnant un très mauvais arrière-goût de créateur omnipotent et sans scrupules, non content de plier la nature à la volonté de l’homme il faut aussi élaborer des règles immensément complexes dans la finance et la législation pour brouiller toutes les pistes et s’armer contre l’être humain lui-même, faire pérenniser une multitude de coutûmes religieuses pour aussi contrôler l’esprit et l’âme des gens… Tous les subterfuges sont déjà appliqués depuis bien longtemps…

Hé! Ho! Réveillez-vous! Ça n’est pas l’exemple à suivre, c’est l’exemple à ne pas suivre!

Les États-Unis d’Amérique sont nos maîtres: ils nous enseignent par le contre-exemple ce qu’il ne faut pas faire. D’ailleurs, beaucoup d’américains ont eux-mêmes compris que ce n’est pas la bonne voie et réagi en conséquence. Mais ce ne sont pas les seuls.

On voit émerger aux quatre coins du globe des groupes de plus en plus nombreux qui développent des solutions de vie, de commerce, de travail, d’échange, de production et de distribution de nourriture, d’enseignement et d’apprentissage, de soutien et d’accompagnement à l’opposé de cet ultra-libéralisme auto-destructeur.

Ces approches et ces méthodes sont locales, apolitiques, innovantes, ingénieuses, bon marché, simples, durables, respectueuses de la vie, laïques, basées sur l’initiative personnelle dénuée de toute intention de grand profit à très court terme.

Elles sont là! Elles existent! Il suffit de vouloir s’y intéresser pour y participer et contribuer personnellement à créer le monde parfait de demain!

Non. Le futur n’appartient pas aux États-Unis d’Amérique.

Cessons dès aujourd’hui d’alimenter cette croyance!

Le futur appartient à toutes les citoyennes et tous les citoyens de la planète qui ont le courage d’entreprendre ce qui est juste et de tenir tête aux mafias, aux multinationales, aux politiques, aux fonctionnaires, aux agents de police, aux juntes, aux géants pétro-nucléo-chimiques manipulateurs, démagogues et corrompus qui utilisent sans vergogne tous les moyens pour atteindre leurs objectifs macabres!

Le futur vous appartient à vous, à moi et à nos enfants!

Qui est l’être le plus précieux?

mirror by 25kartinok on DeviantArt.com

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Je nais,
Je respire,
J’apprends à manger, marcher, parler,
Je vais à l’école,
Je lis, j’écris, je calcule,
Je me fais des amis,
Je chante,
Je me fais embêter,
Je me défends,
Je rêve,
Je fais du vélo,
J’ai un accident,
Je me rétablis,
Je grandis,
Je tombe en amour,
Je danse,
J’étudie,
Je fais la fête,
Je fais l’amour,
Je passe mon diplôme,
Je suis au chômage,
Je trouve un travail,
Je tombe en amour et je me marie,
Je deviens parent,
Je pleure,
Je me réveille le matin,
Je fais ma toilette,
Je prends mon petit déjeuner,
Je m’occupe de mes enfants,
Je ris,
Je vais travailler,
Je me fais mobber,
Je tombe en dépression,
Je perds mon boulot,
Je divorce,
Je pleure,
Je me suis perdu,
J’ai peur,
Je me prends en main,
J’assume mes enfants,
Je retrouve du travail,
Je tombe en amour,
Je refais ma vie,
Je gagne de l’avancement,
Je suis fier,
Je fais l’amour,
Je m’épanouis,
Je change de travail,
Je vis mes rêves,
Je vois mes enfants grandir,
Je voyage,
Je suis malade,
Je recouvre la santé,
Je pratique du sport,
Je vieillis,
J’ai des petits enfants,
Je suis serein,
Je conte des histoires,
Je suis à la retraite,
Je m’adonne à la peinture,
Je voyage en couple,
Je souris,
Je vais à son enterrement,
Je pleure,
Je m’amenuise,
Je ressens la solitude,
J’ai vécu ma vie,
Je rends mon dernier souffle.

Il n’y a qu’une seule et unique personne qui est toujours présente dans votre vie et sans qui rien de tout cela ne serait possible.

Alors, qui est l’être le plus précieux au monde? 😉

Dois-je toujours faire tout ce dont je suis capable?

Mad Scientist by thegryph on DeviantArt.com

Mad Scientist by thegryph on DeviantArt.com

L’être humain est curieux, mais aussi, à la différence de ceux qu’on catégorise comme étant des animaux, il serait seul doué de conception et de vision et ce sont ces facultés qui permettraient de le distinguer d’eux. Cependant, là n’est pas mon propos. L’être humain est, de part ces facultés, naturellement porté à satisfaire sa curiosité. De fil en aiguille, une réponse engendre une autre question et de chaque réponse naît, un jour ou l’autre, un produit.

Le nom que l’on donne à l’ensemble des disciplines qui tentent de répondre aux questions de l’être humain est la science. Selon le Larousse, la science est l'”Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales.

Et bien sûr, la science ou plus justement les sciences s’en donnent à coeur joie de trouver des réponses et de multiplier les questions. Je ne juge pas, car ayant moi-même suivi une filière scientifique, j’adore décortiquer les sujets, mais là non plus n’est pas mon propos.

Non, mon propos aujourd’hui concerne la capacité de ces sciences à générer ces produits. Ces produits qui parfois nous sauvent la vie, comme ce défibrillateur cardiaque, mais qui parfois nous la subtilise, comme ces déchets chimiques rejetés impunément.

Aussitôt qu’une réponse est trouvée par la science, les entreprises s’empressent de faire fructifier cette découverte qui a somme toute coûté cher au département de R&D et dont les retombées financières ne sauraient que réjouir les actionnaires, pardon, les investisseurs.

Je ne mets pas en doute le sérieux de la majorité des chercheurs qui suivent scrupuleusement toutes les procédures protocolées, bien qu’on y trouve soit dit en passant, comme dans toute population, le mensonge, la fraude, les jeux et l’abus de pouvoir.

Isolément donc, j’observe que la science respecte le code de sérieux qu’elle prône. Malheureusement, elle semble inextricablement être pris en otage par le système économique dans lequel elle s’épanouit et qui lui fournit ses ressources.

Alors, si je dézoome, si je prends de l’altitude, si je me mets à la place d’un observateur distant qui analyserait la somme et la progression de toutes ces actions, je constate qu’on est face à une ribambelle de très jeunes enfants mûs par leurs instincts les plus primitifs et qui viennent tout juste de découvrir le feu.

Un parent responsable parle à l’intégralité de ses enfants pour leur expliquer les risques, mais aussi les bénéfices et leur définir les règles d’utilisation de ce feu. Il ne va pas uniquement chuchoter à quelques uns et expérimenter sur les autres, mais il va leur parler lentement et clairement à haute voix et s’assurer que chacun d’entre eux ait compris son explication pour souligner les conséquences du jeu avec ce feu.

Je vois dans notre monde une multitude de groupes d’enfants orphelins qui se sont créés leurs propres règles. Ces règles sont assez élaborées pour donner l’illusion d’avoir été créées sous la supervision sage d’un adulte. Cependant, elles ont été spécialement mises sur pieds pour tout permettre ce qu’aucun adulte sage, responsable et sain de corps et d’esprit n’aurait jamais permis: se faire volontairement du mal, blesser autrui à dessein, détruire le vivant, forcer la nature à sa volonté, annihiler sa seule source de survie…

Il manque manifestement de la maturité et par conséquent une surveillance parentale à ces groupes d’enfants qui expérimentent absolument tout ce dont ils sont capables et que leurs caprices leurs dictent.

Nous sommes tous capables d’une quantité impressionnante de choses, mais le fait d’en être capable justifie-t-il le droit absolu de passer à l’acte?

Vie sans conscience n’est que ruine de l’âme!

Broken Window to the Soul by DestinyBlue on DeviantArt.com

Broken Window to the Soul by DestinyBlue on DeviantArt.com

J’adresse d’emblée mes plus plates excuses à feu François Rabelais pour avoir osé le plagier et extrapoler sa citation “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” à un domaine qui à mon humble avis couvre ainsi tout l’ensemble auquel il s’applique légitimement et aussi pour longtemps avoir cru que Blaise Pascal en était l’auteur… 😛

L’être humain n’évoluera que s’il développe sa conscience au point que chaque moment de sa vie soit vécue pleinement dans l’instant présent. Chaque geste, chaque pensée, chaque sensation, chaque situation doit être pleinement acceptée, accueillie dans le sens où, peu importe ce qui arrivera par la suite, il sera capable d’en assumer seul et entièrement les conséquences.

Ainsi, il est possible de s’approprier le choix d’éviter de se créer des regrets, des remords, de l’anxiété, de l’angoisse et de la culpabilité.

Je ne parle pas ici de pain béni qu’on espère naïvement voir tomber du ciel un jour, mais bel et bien de devenir activement seul responsable de sa vie en se donnant les moyens de vivre cet instant présent en pleine conscience. Cela n’est possible qu’aux seules conditions de se respecter, d’être honnête envers soi-même et de comprendre que l’on est seul responsable de son bonheur ou inversement de son malheur.

Cela peut de prime abord ressembler à de l’égoïsme, mais ça n’en n’est pas. Comment être généreux, faire preuve de compassion, soutenir quelqu’un dans le besoin, bref être présent pour autrui si nous négligeons nos propres besoins?
Nul autre n’est mieux placé que nous pour nous aimer exactement comme nous l’avons besoin et par conséquent prendre soin de nous-mêmes.

Comprenons-nous bien: il s’agit de l’objectif idéal vers lequel il est nécessaire de tendre, le but qu’il faut viser pour donner la certitude d’évolution à notre être.

Bien que notre culture, notre environnement, nos compétences, notre santé diffère d’un individu à l’autre, il naît en nous des sentiments qui constituent le dénominateur commun de toute l’humanité. Ils représentent le seul lien tangible qui nous unit. Sachant de plus que de nombreuses personnes ont suivi avec succès cette voie, cela constitue la preuve qu’en étant ainsi identiques, nous possédons toutes et tous la capacité, le potentiel de développer à notre propre rythme et avec nos propres moyens notre propre Conscience, mais à condition de poser l’intention d’atteindre cet objectif idéal.

Et vous? Quand aurez-vous la générosité de vous offrir votre propre Conscience?

Le magazine “jolie-fleur-de-montagne” a quinze ans

Sofia Venanzetti The happiness of freedom

Sofia Venanzetti The happiness of freedom

Voilà un courriel que j’avais adressé à la rédaction d’un magazine que je vais nommer “jolie-fleur-de-montagne” et auquel je n’ai jamais reçu de réponse.

​A l’attention de Madame tartempion​​, rédactrice en chef de jolie-fleur-de-montagne magazine.​

Bonsoir Madame,

Il est 20h53, je viens de coucher mon fils de 6 ans après une crise de crampes aux jambes et dehors la tempête fait rage. J’avais dans l’idée de m’avachir sur mon sofa et de me lessiver le cerveau en regardant un film à la télévision. Pourtant, votre magazine non sollicité, trouvé dans ma boîte aux lettres ce soir en rentrant, m’est revenu à l’esprit. J’ai alors décidé d’écouter le dernier album de Rim Banna “Revelation Of Ecstasy & Rebellion” – un joyau de sensibilité et vecteur d’émotions – et d’empoigner ma plume électronique pour vous écrire ce message.

En feuilletant ce numéro, les photos publicitaires de femmes plus parfaites les unes que les autres s’enchaînent et m’ont fait penser aux précédentes éditions que je consultait de temps à autre. Je me souviens y avoir lu quelques articles à l’époque où mon ex-épouse y était abonnée. Cependant, je ne me souviens plus des sujets traités; mais là n’est pas mon propos.

​Oui. Jolie-fleur-de-montagne a 15 ans et n’a pas pris une ride. Pardonnez-moi d’y mettre une note de sarcasme en l’écrivant.​ Ce qui m’interpelle dans votre revue, c’est justement l’image véhiculée, catalyseur d’un de ces poisons qui gangrène notre société: le diktat du paraître et de la perfection. Je n’existe que par mon image parfaite, donc par extension, si mon image n’est pas parfaite, je n’existe pas. Ceci me fait douloureusement penser à l’adolescence, période de doutes, de recherche d’identité et de modèles par excellence.

Voilà donc notre ado, appelons-la Fatima, qui est submergée d’images parfaites lui démontrant par a plus b ce que la société attend d’elle. Bêtement, comme pour la majorité des ados, le moule qu’on lui inflige ne lui correspond pas du tout. Alors Fatima se remet en question, elle essaie de se vêtir d’habits tendance qui lui sont inadaptés. Elle devient d’abord anorexique avant de chuter dans la boulimie en subissant de sévères dépressions. Ce faisant, elle fait le bonheur des actionnaires de l’industrie pétro-chimique, textile et pharmaceutique. ​ La boucle est bouclée.​
Un beau jour, nous parcourons notre quotidien préféré sur notre tablette ​grand format ​dernier cri et notre curiosité morbide nous pousse à guigner du côté de la revue nécrologique. Dans celle-ci, nous lisons un message touchant de la famille de Fatima dont la flamme s’est éteinte peu avant ses 15 printemps. Puis, nous nous disons que la “vie” peut être cruelle et nous nous demandons ce qui a bien pu arriver à cette jeune fleur qui n’a pas eu le temps d’éclore…​​ et nous zappons sur autre chose…​

N​e vous y méprenez pas, je considère votre travail journalistique et ​​​graphique​ ​ avec le plus grand respect​, ce nonobstant​,​ il y a des vérités qui doivent être dites.​ ​​​Je ne vous accuse pas de tous les maux, je vous reproche juste de contribuer ainsi à ce cercle vicieux et létal pour bon nombre de personnes.

Quelle fleur a selon vous mérité​ de vivre​ ses 15 printemps aujourd’hui?

PS: Merci d’avoir l’amabilité supprimer mes adresses physique et électronique de votre liste de distribution.

​R​espectueusement,​