Sexisme, phallocratie: à quand l’émancipation émotionnelle?

sexisme et phallocratie

Dickhead by littlecrow on DeviantArt.com

Sexisme et phallocratie

Petit garçon désignant ses testicules: “Dis maman, c’est mon cerveau?”
Maman: “Pas encore mon chéri… pas encore…”

Notre histoire nous enseigne que la phallocratie domine le monde depuis des millénaires. Où que nous dirigions notre regard critique, nous ne pouvons que constater avec consternation les abus de confiance et de pouvoir exercés par la gent masculine.
Le machisme, le sexisme, la vulgarité, la grossièreté, la violence, l’agressivité, la condescendance, la tromperie, la manipulation, l’égocentrisme, la soif d’omnipotence, la compétition, la concurrence, le harcèlement sexuel et le mensonge sont des caractéristiques qui n’élèvent le mâle guère au dessus du comportement bestial le plus instinctif.

Je présente mes excuses, car en écrivant cela, je risque d’insulter le règne animal…

Même dans les pays nordiques, réputés pour être les plus développés socialement, le sexisme et la phallocratie font rage!

Cependant, je vous donne raison, j’aurais tout aussi bien pu écrire un billet sur la discrimination en général, car le sexisme et la phallocratie n’en sont qu’un cas particulier. Pourtant, vous pourrez constater que les remèdes de ce cas particulier peuvent tout aussi bien s’appliquer au cas général.

Je continue donc avec ce sujet qui me tiens très à coeur. 🙂

Pô fier d’être un mec!

Appartenant au groupe des hominidés masculins, j’ai logiquement intégré les clans de garçons durant ma scolarité primaire. Par contre, à partir de ma scolarité secondaire, j’ai commencé à ressentir une grande confusion qui n’a fait que grandir depuis.
J’ai toujours été au clair sur mon hétérosexualité, donc je ne souffrais pas de différence à ce niveau-là. Non, ma souffrance de situait à un niveau tout autre.

Timide dans mon jeune âge, je me suis trouvé rapidement confronté à l’expression de la testostérone dans tout ce qu’il y a de plus brut et de plus grossier. Je n’ai jamais compris l’attirance pour la compétition, la grossièreté et la vulgarité dans les actes et les paroles concernant les femmes, les beuveries sans lesquelles il semble impossible de s’amuser, les innombrables heures passées proches d’une voiture ou d’une moto, la bière et les matchs de foot ou de hockey, se casser la gueule ou frapper à la moindre occasion, enfin tout ce qui constitue le stéréotype du mec standard quoi.

Non, tout cela ne me disait rien et cela me déconcertait d’appartenir à ce groupe auquel j’étais incapable de m’identifier.

Non, je ne suis pas fier d’appartenir de fait à ce groupe qui se fait précéder de sa réputation malheureusement fichtrement bien méritée!!!

Si on souhaite savoir ce qui arrive si on pousse ces comportements dans leurs extrêmes dans la vie de tous les jours, il suffit de consulter les médias. On y trouvera les différences de salaires à travail égal, les viols de tout genre, l’esclavage et la traite des femmes, la violence morbide et tout ce qui peut être réalisé grâce à la passivité criminelle de la gent masculine.

Non, je ne suis vraiment pas fier de l’étiquette que mon genre porte à cause des millénaires d’injustices dont il est responsable…

Héritage génétique?

Mais alors, d’où provient ce comportement?

S’agit-il d’une tare génétique?

La vérité selon Patrick… Je ne peux me targuer d’avoir lu Freud et Jung, mais je crois posséder un bon sens bien affûté.

S’il s’agissait d’une tare génétique qui prédispose tous les mecs à devenir ainsi, l’ultra-libéralisme aurait le dilemme cornélien entre gagner des milliards pour commercialiser une thérapie génétique et garder la situation telle quelle pour conserver les rennes du pouvoir…

Non, ce n’est pas en génétique qu’il faut aller chercher la cause, mais une fois de plus dans la gestion de ses émotions.

Tout comportement discriminatoire a pour origine une souffrance dont on n’a jamais pris soin.

Autrement dit, tout ces gaillards qui vomissent leur prétendue supériorité autour d’eux ne sont rien d’autre que de petits enfants blessés et apeurés qui n’ont jamais appris à gérer leurs émotions d’une autre façon qu’avec leur bite et la violence animale qui s’en suit.

Le féminisme est une réaction à cette oppression innommable qui dure depuis bien trop longtemps. Cependant, je suis d’avis que le féminisme manque de recul dans sa démarche pour réellement résoudre le problème à sa racine.

Remède holistique

Aujourd’hui, il est archi-faux de croire que notre civilisation peut évoluer grâce à la technologie et grâce à la croissance économique!

La prochaine révolution qui doit avoir lieu pour que l’être humain évolue enfin doit être émotionnelle!

Vous n’allez pas faire évoluer un homme de Néanderthal en remplaçant sa massue par un smartphone… et pourtant il y a tout un pan de la société qui y croit dur comme fer!!!!

La société de consommation est abrutie par ses pratiques.

Il est grand temps de comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’attendre que l’économie s’améliore ou que la pétro-pharma-industrie fasse des progrès pour améliorer la condition humaine! Nous ne sommes pas aussi dépendants de l’économie, de la médecine, de l’industrie et de la technologie comme on cherche inlassablement et mensongèrement à nous le faire croire!

Nos émotions nous appartiennent et il est urgent de s’émanciper pour faire cesser cette instrumentalisation et cette endoctrination qui nous excise de nos émotions et prend nos émotions en otage!

Remarquez que je n’ai encore fait aucune distinction entre femme et homme dans ce chapitre.
Je n’ai fait encore aucune distinction, car il n’y a pas de distinction à faire!!!!

Quand on nous balance un débat, on nous pose les pro d’un côté et les anti de l’autre. C’est bien. Ça assure de l’animation et un taux d’audience record. Par contre, jamais il n’y aura de conclusion qui permette d’apporter une solution au problème, ça n’est jamais le but recherché.

Le féminisme est, de part sa définition, le pôle opposé du sexisme masculin. Cependant, en ne réagissant qu’avec des mesures qui se situent au même niveau, il est difficile d’éradiquer le ma(â)l(e) à sa racine (permettez moi le jeu de mots).
Le féminisme défend les femmes, donc il parle des femmes, des filles, des relations mère-fille. Cependant, il n’est jamais possible de résoudre un problème si on ne considère pas tous ses aspects. En l’occurrence, je veux bien sûr parler des hommes (même si on en a sûrement déjà bien assez parlé!).
Par conséquent, si on veut apporter une solution durable à la discrimination de la femme – et par-là même éliminer le sexisme masculin et la phallocratie – il est indispensable de s’élever d’un cran et de considérer toutes les parties.

Défi lancé aux mères et aux mecs “comme moi”

Si ma mémoire est bonne, je crois me rappeler qu’un mec sexiste a tout d’abord été un petit garçon.

Qui est mieux placé qu’une mère pour transmettre des valeurs de respect et d’équité aux enfants et en particulier aux garçons?

Une erreur gravissime que j’observe encore et toujours est quand une mère frustrée parle à sa fille ou son fils et dit: “Tu vois, les mecs sont comme ça et on ne peut rien y changer.”
De même, quand un père sexiste parle à ses enfants: “Les femmes! Elles ne sont bonnes qu’à nettoyer et faire des enfants!”.

Là, est la racine!!!

Il est essentiel d’enseigner des valeurs saines aux enfants dès leur plus jeune âge et de casser ce cercle vicieux!!!

Non, le mal n’est pas hérité génétiquement, mais hérité verbalement!!!

Qui sont plus qualifiés pour répandre des valeurs saines que des gars comme moi qui ne se sont pas laissés emporter par ces valeurs sexistes masculines hypocrites?

Il faut pour cela oser accepter en soi ce qu’on veut répandre autour de soi. L’équilibre entre féminin et masculin (anima-animus, yin-yang, …) doit aussi se faire à l’intérieur de soi. Ainsi, encore juste un peu de courage est nécessaire pour défendre ces valeurs dans son quotidien auprès des personnes que l’on côtoie.

Aucune leçon n’est mieux transmise qu’en la vivant par l’exemple.

Oserez-vous devenir un exemple?

Tu te laisses gagner par tes émotions!

propos émotionnels

Anger by LensicEye on DeviantArt.com

Attention, tes émotions te gagnent!

Que ce soit dans le cercle privé ou professionnel, qui n’a jamais entendu dire que ses propos étaient trop émotionnels, qu’il ne fallait pas se laisser emporter par ses émotions ou mieux qu’il fallait contrôler ses émotions?
Et c’est là qu’on se dit “Oups!” et qu’on aurait dû y réfléchir à deux fois avant d’agir ainsi et qu’il y a des chances qu’on aille même jusqu’à se culpabiliser du fait d’avoir osé révéler une quelconque émotion…
L’autre, forcément, est un exemple du genre pour moraliser et nous démontrer à la moindre occasion à quel point ses émotions sont maîtrisées pour ne pas dire réprimées. L’autre n’hésitera pas un instant à balayer du revers de la main quelque argument, preuve ou raison qu’on ait voulu soulever pour réduire la communication à un monologue unilatéral axé autour de sa suprématie et de notre faiblesse émotionnelle.
Toute notre énergie déployée pour manifester notre mécontentement est réduite à néant juste le temps de dire “Ouf!”.
L’autre, un, nous, zéro…

Les émotions du fond des âges

Je ne peux mettre en évidence là, de mémoire et sans recherche, quand, dans l’évolution de notre civilisation, les émotions sont devenues ou redevenues (restées?) taboues.
J’imagine facilement que les premiers hommes des cavernes ne trouvaient aucune gêne à exprimer leurs sentiments au moment où ils apparaissaient.

Quand cela a-t-il changé?

Quand les hommes sont devenus sédentaires et que les empires ont commencé à se construire avec à leur tête un dictateur magnanime qui n’hésitait pas à guillotiner toute personne ayant fait un pet de travers?

Peut-être que la question n’est pas “Quand?”, mais “Où?”.
Peut-être cela dépend-il de l’environnement dans lequel on se trouve, du niveau hiérarchique dans lequel on évolue, du secteur dans lequel on travaille ou du niveau social dans lequel on vit. Peut-être que l’humeur, le ton de voix, les circonstances et toutes les relations de dépendance y sont aussi pour quelque chose.

Quoi qu’il en soit – et probablement que cela est dû à un peu de tout ça – tout le monde gagne à ce que les émotions soient dévoilées au grand jour!

Ah, je sens poindre au fond de vous le scepticisme armé d’une ribambelle d’exemples pour me contredire. 🙂
Cependant, laissez-moi le temps d’étayer mon affirmation en exposant ma propre expérience.

Je ressens, donc je suis

Depuis des millénaires, enfin depuis que nous existons, tout dans notre corps doit circuler pour garantir son fonctionnement sain: la nourriture qui nous traverse pour être déféquée, la boisson qui est bue ensuite urinée et l’air qui est inspiré puis expiré. Il est manifeste qu’il suffit qu’une seule de ces fonctions s’arrête pour que la vie se termine aussitôt.

Mais alors, que nous dit notre bon sens concernant nos émotions?

Ces émotions font partie de nous au même titre que les fonctions vitales énumérées ci-dessus. Le principe est exactement le même, donc si nos émotions ne circulent pas, notre qualité de vie, voire notre vie elle-même, va indéniablement en pâtir.

Il est par conséquent essentiel de soigner la circulation de nos émotions tout comme nous sommes censés soigner la circulation de nos autres fonctions vitales.

Micro-guide du soin de nos émotions

C’est bien beau toute cette théorie, mais que faire quand on est sur le point de péter un câble?

Il n’y a pas de miracle, comme pour tout problème, il est d’abord nécessaire d’en prendre conscience. Et la durée de cette étape est propre à chaque personne. Mais si vous lisez ce billet, c’est que vous êtes déjà certainement sur la bonne voie! 😉

Puis, il est important d’apprendre à s’écouter, à s’observer et à se prendre le temps d’accueillir ses émotions quand elles se présentent. Ce n’est pas toujours possible de le faire le moment même. Dans ce cas, on peut se parler intérieurement pour reconnaître telle ou telle émotion et se faire la promesse qu’on s’accordera le temps de la laisser émerger un peu plus tard pour qu’elle fasse son chemin.

Le fait d’accueillir chaque émotion nous aidera à libérer l’énergie qu’elle véhicule pour éviter qu’elle ne s’accumule en nous et finisse par nous péter à la gueule comme une cocotte minute au moment le plus inopportun!

Ben voilà, en théorie ce n’est pas plus compliqué que ça!

Émotionnel(le)? Et alors?!?

À partir de là, il s’agira de cultiver ces moments d’attention pour anticiper toute explosion inconsciente. Et là j’insiste sur le terme “inconsciente”, car là se trouve la grande différence entre quelqu’un qui prend soin de ses émotions et quelqu’un qui n’en prend pas soin!

Eeex-emples! Eeex-emples!

Un supérieur ayant peu confiance en lui, craignant de perdre son poste et ayant atteint son niveau d’incompétence (niveau hiérarchique à partir duquel il n’est plus possible à une personne d’exercer sa fonction du fait de son manque de compétences) va tout faire pour toujours se retrouver dans une position dominante par rapport à ses subalternes. Il suffira d’un rien pour qu’il se mette en colère et hurle pour assurer son rôle de chef (tiens, tiens… j’ai déjà vu ce comportement dans des reportages sur des… groupes d’animaux…).
Ici, il est clair que les explosions de colère sont inconscientes, car elles sont dues à la peur constante qui tenaille cette personne.

Par contre, si je soigne mes émotions, je peux aisément me retrouver dans la situation suivante.

Je travaille consciencieusement et j’assure mes arrières à chaque étape en mettant de côté tous les courriels entrants et sortants. Je communique l’état d’avancement du projet dans une note hebdomadaire. Toutes les parties impliquées sont informées assez tôt des diverses étapes afin de pouvoir s’organiser et planifier leurs tâches.
À présent, si quelqu’un ne réagit pas à mes sollicitations et que de surcroît cette personne se permet au dernier moment de venir me mettre les bâtons dans les roues, je vais me mettre très en colère. Cependant, comme je soigne mes émotions, je vais canaliser cette colère afin de la transformer en outil constructif. Je suis conscient que cela me met en pétard et je laisse monter la sauce, mais je prends bien soin de respirer profondément et de me laisser le temps de réagir à cette situation.
Tout cela me permet de laisser circuler ma colère et en plus je me délecte de cet instant de pure énergie de vie!!!

Nous avons toutes et tous le droit inaliénable de ressentir toutes les émotions qui peuvent se présenter à nous! Absolument toutes!

On récapépète depuis le bédut!

Gardons toujours à l’esprit que les émotions font entièrement partie de notre nature humaine, donc les réprimer s’apparente à nier notre propre nature.

Cultivons et accordons-nous du temps émotionnel en respirant profondément, en s’observant et en s’écoutant pour laisser circuler nos émotions et ainsi anticiper toute explosion émotionnelle inconsciente.

C’est seulement ainsi que nous trouverons un véritable équilibre dans les échanges avec autrui et peut-être même, allez soyons fous, une piste pour réduire les conflits dans notre monde!

Grrrrrrroooooaaaaaahhhhhhh!!!!

Internet peut aisément piéger nos enfants!

internet choque aisément nos enfants

The Red Bird and The Piglet by exeypan on DeviantArt.com

Parents encore trop ignorants

Aujourd’hui, si vous demandez à des parents ce qu’ils pensent d’internet et du danger qu’il peut représenter pour les enfants, s’ils se sont un tant soit peu informés, ils vous répondront que oui cela peut être dangereux, mais qu’il suffit de définir la durée d’utilisation avec leurs enfants ou adolescents et de placer le PC dans le salon sous leur surveillance.
Ou alors ils vous diront qu’ils n’y comprennent pas grand chose et que leurs enfants savent bien mieux qu’eux. Peut-être même qu’il seront fiers d’annoncer qu’ils apprennent beaucoup de choses grâce à leurs juniors.
Et il se pourrait même que certains parents dédramatisent à un tel point qu’ils comparent internet à “leur époque” où comme eux, leurs enfants finiront bien par se débrouiller très bien tout seuls…

Toutes ces réponses contiennent du vrai. Malheureusement, elles mettent aussi toutes en évidence à quel point la majorité des parents est ignorante des dangers potentiels bien réels qui peuvent se présenter sur internet.

Porte grande ouverte sur le monde

Internet est un outil fabuleux qui pour la première fois depuis le début de l’humanité (ou du moins dans l’état actuel de nos connaissances historiques) met autant d’informations à disposition pour autant de personnes. De plus, il n’a jamais été aussi facile en utilisant si peu de moyens de diffuser une information à un si grand nombre de personnes.

Toutefois, il est essentiel d’être ici très clair sur ce point: internet est aussi une porte ouverte sur l’ensemble du monde avec toutes ses merveilles et toutes ses atrocités.

Dans les merveilles ont trouve l’encyclopédie Wikipedia, libre et accessible à toutes et à tous, les outils de cartographie qui, comme Google Earth, nous emportent en quelques clics n’importe où dans le monde et la multitude de groupuscules ou d’associations qui sans internet peineraient à se faire connaître pour n’en citer que quelques uns.

Dans les atrocités, je souhaite être plus complet dans mon énumération tout en restant aussi générique que possible.
Il y a bien sûr la pornographie douce et plus particulièrement la dure: zoophilie (scènes avec animaux), tous les degrés de violence sexuelle, scènes avec excréments et la pédopornographie selon la législation suisse. Cependant, il ne faut pas beaucoup de temps à un enfant curieux pour trouver des sites regroupant toutes les catégories possibles et imaginables touchant de près ou de très loin au sujet de la sexualité. Je ne citerai que la gérioatophilie, la nécrophilie et le “bondage” sadique pour provoquer votre propre prise de conscience et stimuler votre curiosité! Je vous laisse le soin de vous renseigner sur l’une ou l’autre expression si vous ignorez de quoi il s’agit!

Puis, il y a tout ce qui peut passer par la tête d’un psychopathe comme l’assassinat, la torture, le passage à tabac, le viol et j’en oublie sûrement!!!

Cependant, il faut aussi penser aux reportages de guerre, aux catastrophes mettant en scène des gens victimes de grandes souffrances, aux mouvements religieux et sectaires extrémistes et j’en passe!!!

Là, je viens de passer en revue les éléments passifs… Ceux qui ont été figés dans le temps par un film, une photo ou un texte…

Maintenant, il existe la même chose en téléréalité, donc tout ce qu’on voit se passe en direct quelque part dans le monde… pour de vrai!

Le violeur ou le kidnapper de rue est aussi actif sur internet! Il récolte petit à petit toutes les informations qui lui sont nécessaires pour perpétrer son acte. Il surfe sur les réseaux sociaux et se fait passer pour un jeune de l’âge des enfants et les flatte, les fait rire, les amuse, les comprends, se lie d’amitié avec eux et use de démagogie pour mieux les attirer dans ses filets!
Et toutes les plateformes s’y prêtent à merveille: Facebook, WhatsApp, Instagram, Google+, etc. Plus je dévoile ma sphère censée être privée, plus je m’expose à tous les dérapages possibles.

Imaginez… Imaginez vous vous-mêmes devant une de ces scènes que j’ai décrites ci-dessus…

À présent, imaginez seulement un instant vos enfants devant une de ces scènes…
Imaginez leur réaction, leur ressenti, leurs émotions, leurs peurs, leur dégoût, leur détresse, l’association qu’ils garderont en tête durant toute leur enfance et leur adolescence, les valeurs qu’il enregistreront à ce moment-là et la vision totalement déformée d’un acte inhumain qu’ils ne sauront pas interpréter par eux-mêmes…

Imaginez…

C’est déjà dur d’en arriver là dans la description, mais malheureusement cela continue…

Les aspects ci-dessus concernent des mises en scène orchestrées par des adultes. Les enfants et les adolescents ne sont pas en reste pour faire preuve de créativité dans le domaine!
Le lynchage, les moqueries et le harcèlement ou mobbing sont autant de comportements qui peuvent tout aussi bien se pratiquer sur internet. Cela humilie, frustre, démolit, agresse et déprime ceux qui en souffrent.

Internet n’est qu’un prolongement du monde avec ce qu’il comporte de bien et de mal et il s’invite si facilement chez nous!!!

Moyens de téléportation

Bon, ben maintenant vous savez ce à quoi vous pouvez potentiellement vous attendre sur un PC.

Mais réalisez-vous qu’un smartphone, une tablette, une console de jeux, enfin tous les appareils qui peuvent se connecter à internet sont aussi des PCs?

Ce sont des appareils ayant des formes, des tailles et des caractéristiques diverses, mais au final cela reste ni plus ni moins des PCs avec exactement les mêmes avantages et les mêmes risques!

Et si votre PC, votre smartphone, votre tablette et votre console de jeux sont bien soigneusement surveillés par vous, en est-il de même pour les appareils de leurs camarades?
Vous savez, ceux desquels ils ne décollent pas les yeux durant la récré, dans les transports en commun, même en marchant dans la rue ou en visite chez leur meilleur ami le mercredi après-midi…

Et les parents dans tout ça?

La connaissance des appareils et des risques sont bien entendu essentiels pour agir en amont.

Mais ça n’est de loin pas tout!

Il existe un aspect très délicat qui n’est pas abordé du tout dans les chroniques touchant à ce sujet que j’ai lues ou entendues jusqu’à présent. Je veux parler du degré de maturité des parents, de leur faculté à dialoguer avec leurs enfants, de leur propre attitude face à ces sujets, de leur aisance ou au contraire de leur malaise, de leur ouverture par rapport à la sexualité ou de leur gêne, de leurs croyances et de leur capacité à se remettre en question et de s’améliorer pour au final pouvoir pleinement assumer leur rôle de parents.
Il clair que le but recherché n’est pas d’isoler complètement les enfants avec l’idée totalement illusoire de vouloir les protéger de tout. Cela provoquerait l’effet contraire, car l’évolution naturelle et nécessaire des enfants est justement de tester les limites, de satisfaire leur curiosité et de construire leur propre personnalité. Et c’est cette étape de création de l’individu qui, durant l’adolescence, débloque le passage essentiel de rejet des parents et de leurs valeurs pour en quelque sorte repartir à zéro avec ses propres expériences.
Donc, ce qu’il est nécessaire de faire, c’est d’abord de se renseigner en tant que parent sur les moyens à mettre en oeuvre pour rester vigilants et encadrer les enfants et les adolescents.

“Encadrer” est le maître mot. Non pas museler, pas forcer, pas isoler, pas ignorer, pas nier, mais encadrer.

Il existe, dans notre beau pays, de nombreuses associations et groupements qui offrent leur soutien aux parents dans de nombreux domaines.

Les médecins de famille, les pédiatres, les psychologues et les écoles disposent de listes de contact de spécialistes qui peuvent renseigner les parents sur quasiment tous les sujets. Et bien sûr, internet reste cette plateforme efficace sur laquelle vous trouverez aussi des contacts utiles!

Mesures de prévention

En même temps que de prendre des mesures techniques pour filtrer l’accès à des contenus choquants, il est indispensable de sensibiliser les jeunes à tout ce qui peut arriver sur internet au même titre que de les informer des dangers de la route, des produits chimiques ou du feu.
Pour ce faire, le dialogue doit commencer très tôt pour répondre rapidement aux premières questions ou premières remarques du genre “Pourquoi lui il a le droit et pas moi?” ou “Mais moi aussi je veux voir des vidéos sur internet!”. Il faut expliquer simplement avec des mots à leur portée, sans faire de mystère ni exagérer, les choses telles qu’elles sont ou telles qu’elles pourraient se présenter.
En fin de compte, une fois que les enfants ont eu un tour d’horizon des situations possibles, les parents se doivent de leur donner des outils pour gérer ces situations le cas échéant.

Un outil très puissant est le “non”.

Enseigner à dire “non” avec vigueur et détermination à son enfant s’il n’est pas d’accord de voir, d’entendre ou de subir quelque chose est crucial non seulement pour sa vie d’enfant, mais bien sûr aussi pour sa future vie d’adulte. Si cela s’avère difficile, alors s’enfuir pour quitter les lieux est une mesure d’urgence tout à fait appropriée.

Cependant, le plus efficace est sans doute de leur apprendre à en parler aux propres parents ou à ceux de l’ami en question (selon la proximité), aux oncles ou tantes, aux grands-parents ou aux professeurs sans risquer de se faire punir, s’ils ont été confrontés à la situation ou s’ils ont vécu une situation pareille. Cela permet immédiatement de décharger ce qui s’est passé pour éviter d’accumuler tous les sentiments décrits plus haut.
Si toutefois il y a un blocage au niveau du dialogue, il est nécessaire de rester vigilant quant au comportement changeant des enfants. Une habitude soudaine, une réaction de violence, de tristesse ou de calme soudain peut dissimuler un état de détresse. A partir de là, soit il est possible de le gérer en famille ou parfois il est nécessaire de faire appel à une aide extérieure.

Voilà, sans vouloir prétendre être un spécialiste, quelques pistes possibles pour des mesures psychologiques d’encadrement.

Du côté de la technique, je vais très brièvement rappeler qu’il existe des outils sur PC qui permettent d’installer une protection parentale avec mot de passe pour limiter l’accès de contenu et dans le temps du PC.
De même, sur les consoles de jeux, il est possible d’en protéger l’accès et de régler le niveau de visibilité des jeux à l’âge défini par le code international PEGI.
Pour les téléphones portables et les tablettes, cela reste encore relativement compliqué de limiter l’accès et le contenu dès le moment où les enfants en connaissent le code. Pourtant, il existe toujours la solution radicale d’utiliser un ancien modèle, bien entendu sans carte SIM, sur lequel on aura au préalable bloqué toutes les connexions WiFi, Bluetooth et NFC ainsi que toutes les applications autres que des jeux. Il est fort probable qu’à l’avenir il sera possible, comme sur les PCs, de créer des profils d’utilisateurs ayant plus ou moins de droits.
Ici aussi, internet prouve son efficacité en vous donnant des solutions au problèmes auxquels vous faites face.

Ces mesures sont bien sûr à adapter à l’âge et à la maturité en constante évolution des enfants pour éviter de donner trop de liberté ou au contraire finir par exagérer par un contrôle totalitaire.

Conclusion

Internet, comme mentionné maintes fois auparavant, est une porte ouverte sur le monde avec ses merveilles et ses atrocités. La différence avec le monde réel est qu’internet s’invite directement chez nous, dans nos chaumières et les divers appareils qui permettent de s’y connecter ne constituent que son prolongement.
Sans un minimum de vigilance, d’actions et de prévention des parents, cet outil puissant peut méchamment se retourner contre les enfants qui l’utilisent.

Alors, vous sentez-vous prêts à présent pour faire bac+10 avec un diplôme de Master en Protection Parentale option Internet?

Manque d’abstraction et de simplicité des médias!

manque d'abstraction et de simplicité

E=mc2 by ceriseplume on DeviantArt.com

Médias pédants

Les médias classiques nous pondent des articles, des reportages, des émissions, des débats et des points de vue qui sont bien trop régulièrement incompréhensibles au commun des mortels, car en étant pédants ils manquent crucialement ou d’abstraction ou de simplicité et souvent même des deux.
Quand on nous assène des citations latines ou des références littéraires comme autant de coups de massue, il est inévitable que le message même qu’on voulait faire passer finira au mieux aux oubliettes ou au pire sera complètement déformé.
Est-ce peut-être justement le but recherché que d’embrouiller tartempion pour éviter qu’il finisse par comprendre et qu’il réagisse contre les intérêts en jeu?

Médias simplistes

Les nouveaux médias, le plus souvent gratuits et très facilement accessibles, se trouvent à l’opposé de leurs grand-parents en affichant des chroniques sans abstraction aucune et simplifiées à l’extrême pour coller au format du prêt à consommer en quelques minutes avant, pendant ou après sa journée de travail.
Ici on ne risque pas de passer à côté du message si parlant que même nos chères têtes blondes pourraient nous l’expliquer sans sourciller.
De nouveau, le but est-il vraiment de faire passer ce message ou au contraire d’en publier tellement qu’on finit par être noyé dans l’information et de ne plus voir ce qui se passe réellement?

Simplicité

Simplicité ne signifie nullement simpliste. La simplicité doit permettre à tout un chacun de comprendre le message même sans aucun degré de formation supérieure.
Pour simplifier il faut tout d’abord comprendre et connaître soi-même la matière afin de pouvoir la réduire à l’essentiel.
Puis, les mots utilisés doivent être compréhensibles pour la majorité.
Il est clair que plus on aborde un sujet pointu, plus il sera nécessaire d’acquérir un vocabulaire spécialisé. Pourtant, même dans ce cas, je reste persuadé qu’il est toujours possible de paraphraser ou d’imager dans le but d’adapter le niveau de langage au public cible, en un mot: vulgariser.

Abstraction

Quand je lis des informations, quand j’écoute des émissions radio ou quand je regarde des reportages, j’observe souvent que le sujet est cloisonné, parfois comparé ou confronté à un semblable ou un opposé, rarement traité à la racine et jamais remis fondamentalement en question en proposant d’autres voies de pensée.

Ce qui fait cruellement défaut dans notre société de surinformation, c’est la faculté d’abstraction qui permet situer un élément dans son contexte et de s’élever par rapport à celui-ci pour finir par saisir la vraie place qui lui appartient.

Exemple

A ce point, il est vital que j’illustre mes propos par l’exemple d’un sujet que je connais bien.

L’autre jour, j’écoutais une émission radio qui expliquait ce que signifiaient les différents codes que l’on trouve à côté de la qualité du signal de réception d’un cellulaire.
Les journalistes ont fait leur boulot dans le sens où ils ont énuméré les possibilités et expliqué leur signification. Cerise sur le gâteau, à la fin on nous conseillait de s’assurer de posséder l’appareil intégrant le support du meilleur réseau possible pour profiter du meilleur débit possible.

A priori, rien à redire.

Pourtant, si je fais appel à mon pouvoir d’abstraction, je note les éléments suivants.

Le canal de cette émission diffuse quotidiennement des sujets de courte durée et de toute nature et il est frappant de constater, particulièrement dans ce cas, qu’aucun renvoi n’est fait à d’autres émissions traitant des aspects de santé de l’électromagnétisme et de l’électro-smog que cela pourrait engendrer. Cela était peut-être un oubli du journaliste, mais ce genre de négligence arrive malheureusement régulièrement.

Ensuite, il y a le conseil de fin (appareil compatible avec les dernières normes de transmission) qui constitue non seulement une incitation directe à la surconsommation, mais soutien aussi indirectement l’explosion exponentielle de sources de rayonnement dans notre environnement.

Pour finir, si je monte dans mon hélicoptère et que je prends encore un peu plus de distance, je réalise qu’on se retrouve avec une myriade de micro-émissions prodiguant des centaines de conseils, de façon d’être, de manières d’agir qui, mises bout à bout, finissent par se contre-dire et par ne plus former de fil conducteur consistant.
Notez au passage que le flot de petites choses qu’il “faudrait” faire quelques minutes le matin, à midi et le soir et qui, si on n’en appliquait qu’une petite partie, finirait par nous remplir la journée entière…

Ceci était juste un exemple parmi tant d’autres. Ce qui me manque de façon générale, c’est une volonté et un effort d’abstraction qui permettrait justement de retrouver ce fil conducteur et cette cohérence de pensée. Ceci aurait pour but d’aider le public à se former une opinion en ayant une connaissance exhaustive et générique du contexte sans qu’aucun filtre ne vienne voiler la prise de décision.

Il est clair que dans ce genre de diffusion on ne se retrouve pas devant des journalistes engagés qui défendent une idéologie holistique (même si parfois ils le laissent entendre par leurs remarques) et qui guident le public. On est face à des personnes qui essayent maladroitement d’aider le public à se dépatouiller d’un système global dans lequel ils sont eux-mêmes embourbés jusqu’au cou.

Mais alors, on se couche par terre et on crie “Au secours!”?

Vous commencez à me connaître, alors bien sûr que non. Je ne vais pas vous dire ce que vous devez faire de votre vie ni comment vous devez vous y prendre, à moins que vous me le demandiez poliment. 🙂

Non, je souhaite juste que vous réalisiez que le vin qu’on nous sert a non seulement le goût de bouchon, mais est sérieusement empoisonné et que vous vous mettiez en quête d’un autre vigneron produisant un meilleur cru vendangé avec amour dans le plus grand respect des règles de l’agriculture biologique. 😉

Manipulation des multinationales?

manipulation

Optical illusion Flipsided by flipside on DeviantArt.com

Illusion pour détourner l’attention

Regardez cette image, combien de points blancs et noirs voyez-vous?

Ne vous prenez pas la tête, c’est une illusion d’optique: où que vous regardiez, vous yeux essayeront de masquer la réalité. 🙂

Le trompe l’oeil a peut-être fonctionné cette fois-ci, mais maintenant vous savez.

Dans notre société, les trompe l’oeils pour détourner notre attention nous sont servis gratuitement sur un plateau d’argent entre autres lors de nos amplettes hebdomadaires, lors de nos trajets en train ou en voiture, à tous les coins de rue, plusieurs fois même durant notre film du samedi soir et aussi pendant nos émissions favorites. Je veux bien sûr parler de la publicité, mais pas seulement.

La publicité est un moyen de nous jeter de la poudre aux yeux et de manipulation pour au final continuer inexorablement de nous endoctriner au consumérisme et faire prospérer ainsi l’illusoire croissance économique éternelle. La publicité se base sur les études les plus récentes de psychologie du consommateur pour encore mieux nous attirer dans ses filets. Mais à y regarder de plus près, ce n’est pas tout.

Cercle vicieux

Quand je commence à travailler et gagner de l’argent, je peux enfin en dépenser pour des choses autres que mon minimum vital. Toutes ces choses qui me sont ressassées depuis que baigne dans la média-mania, je peux enfin y toucher!

Toutes? Non, bien sûr, ce serait tuer la poule dans l’oeuf. Il y a toujours mieux que ce que j’avais, toujours plus moderne que le bidule du collègue, toujours plus performant pour faire toujours plus de choses, toujours plus respectueux de l’environnement, toujours… Toujours? Non, bien entendu que non, mais pour l’instant, dans ce sujet, nous gardons ce postulat.

Donc, j’ai besoin de travailler beaucoup pour gagner plus et m’offrir encore plus. Conso-boulot-dodo!
Gardez cet exemple au chaud…

Flot d’information

Régulièrement, à côté du travail, je lis les magazines gratuits, je regarde mon journal télédiffusé, je lis mes nouvelles compilées à mon goût sur ma tablette, je survole les newsletters qui n’atterrissent pas dans mes pourriels, je suis avec avidité la dernière série télévisée tendance, je visionne les block busters à l’affiche avec mes amis. En d’autres mots, je reste à la page pour être au courant des gros et des petits bobos du monde, pour alimenter les conversations entre potes, pour ne rien rater de ce qui semble être si important pour des millions de gens…

Avec cet exemple-ci et celui que vous avez gardé au chaud toute à l’heure, mon planning est rempli. Il va encore plus se remplir si j’ai une famille et ce sera très probablement pour le mieux. (Pourquoi? Eh bien parce que quand on se retrouve face à des êtres humains, la chance est plus grande de vivre dans l’instant présent et de réellement communiquer.)

Perdus? Attendez, je développe…

Manipulation

Si l’on ne fait que consommer des produits physiques, des informations, des publicités, on finit par submerger notre cerveau qui n’aura plus le temps de faire autre chose lui non plus. On se lobotomise, on endort nos sens, on s’empoisonne à petites ou grandes doses, c’est selon, pour finir par croire que ce qu’on nous présente est la réalité. Manipulation! Nous sommes si absorbés par cette quantité toujours plus importante d’éléments que nous n’avons plus ni le temps, ni l’énergie d’accomplir quoi que ce soit d’autre. Manipulation!

Si à tout cela nous venons rajouter la nourriture transformée et dégradée par des processus industriels, les médicaments et alicaments avec leurs effets secondaires, les substances les plus hasardeuses qui composent les produits que nous utilisons dans notre quotidien et qui s’accumulent soit dans notre organisme soit dans notre environnement, la vague déferlante d’appareils technologiques qui génèrent toujours plus d’électro-smog et notre mode de vie stressé, j’aurais énormément de mal à expliquer à un visiteur extraterrestre qu’en fin de compte nous – les êtres humains – n’avons pas de tendance compulsive suicidaire…

Tout comme les industriels ont pendant longtemps refusé d’admettre que l’amiante était nocive en dissimulant les faits et en jouant la carte de la diversion, l’industrie et les entreprises bio-génético-chimiques font de même aujourd’hui et nous narguent de haut et prennent leur ton condescendant pour nous vanter les avantages des OGM pour contrer la fin dans le monde. De nouveau, on nous met les projecteurs sur la faim dans le monde quand la racine du problème est ailleurs! Manipulation!

La faim dans le monde est générée entre autre par ces mêmes groupes d’industriels qui pillent les ressources des pays en voie de développement et les rendent dépendants de leurs plantes à semences non fécondes et de leurs supers engrais toxiques. Manipulation!

Ah tiens, en passant, un autre exemple de tour de force réussi avec succès chez nous et en passe de se privatiser au niveau mondial: imaginez un instant notre beau pays avec ses glaciers, ses cours d’eau, ses lacs et pensez à l’eau qu’on nous vend en bouteille. Notre eau qui sort directement du robinet est, pour la plupart des lieux, soumise à des contrôles si stricts qu’elle est devenue d’une qualité irréprochable. Il a peut-être été un temps où il était préférable de boire de l’eau en bouteille (quoique), mais aujourd’hui il existe suffisamment de moyens pour éviter de devoir payer le prix fort pour une ressource qui doit être libre pour tout un chacun.

Le fait est que tant que nous nous attardons à toutes ces activités chronophages et superficielles, tant que nous ingurgitons sans retenue, tant que nous consommons de façon effrénée, nous ne faisons rien d’autre et nous sommes sujets à la manipulation! Et notre société a un urgent besoin que nous fassions quelque chose d’autre que de subir la manipulation. Il est vital de changer de cap pour remettre notre train de vie sur les rails, pour réapprendre à vivre au rythme qui est le nôtre: celui de la nature!

Le début du cercle vertueux

Cela n’est possible que si l’on se donne la peine de casser ce cercle vicieux, donc de refuser de suivre cette manipulation quotidienne comme par exemple celle du JT pour entendre une millième fois qu’Israël a bombardé la Palestine ou que le Dow Jones a perdu trois points…

Cela nous avance à quoi de suivre ces habitudes?
La qualité de notre vie en est-elle améliorée?
Nous sentons-nous plus sage ou plus érudit?
Les questions pourraient s’enchaîner à l’infini, mais les réponses ne se résument qu’à “Rien” et “Non”.

Alors, continuez votre vie comme bon vous semble, mais maintenant, vous savez.

Les jeunes en pleine crise d’identité… au même titre que les adultes.

Identity I by MoOnshine90 on DeviantArt.com

Identity I by MoOnshine90 on DeviantArt.com

L’autre jour, je suis allé à la piscine couverte que je fréquente depuis quelques années. En entrant dans le hall de la réception, je vois un affichage numérique qui demande de s’essuyer dans les locaux humides afin de laisser les vestiaires aussi secs que possible. Je passe le portillon et entre dans les vestiaires. D’un côté, tout paraît bien ordré mais de l’autre, une grosse flaque s’étale le long d’une dizaine de casiers. Deux jeunes ados sont là, le premier habillé, assis en train de pianoter sur son smartphone, le second finit de se rhabiller.
Ma réaction spontanée est de penser que ce sont eux les auteurs de ce désordre, puis je reviens sur mon jugement et me dit que bien des gens passent par ici et que les apparences peuvent être trompeuses.
Je les salue et commence à me changer. Le second jeune, une fois habillé, se dirige vers les douches et il interpelle en français une femme qui nettoie les sols. Elle répond en allemand. Je ne vois pas la scène, mais les entends.

Jeune: “Salut Madame, je veux juste prendre de l’eau, j’peux passer?”
Femme: “Non, non, c’est interdit avec les souliers!”
Jeune: “Allez Madame, j’veux juste prendre de l’eau!”
Femme: “Non, va dehors, il y a des toilettes dehors.”
Jeune: “Allez Madame! C’est juste de l’eau!”
Femme: “Non, non! Ohhhhh!”
Jeune: “Merci Madame!”

Je suis changé à présent et me dirige vers les douches. Je réfléchis à ce que j’ai entendu et me dit que je ne peux pas simplement ignorer ce qui vient de se passer. Donc, je bifurque vers les toilettes et interpelle à mon tour le jeune. N’ayant aucun contact avec des ados d’habitude, je n’attends pas grand chose de mon intervention hormis acquérir un brin d’expérience…

Moi: “Dis-donc, t’as pas compris ce que la dame t’as dit?”
Jeune: “Ça vas pas Meussieu?”
Moi: “C’est crade de venir avec des chaussures ici.”
Jeune: “C’est son travail Meussieu!”
Moi: “C’est pas ça le problème, j’accepte pas que tu viennes avec tes chaussures ici!”

Et là, la discussion part en vrille, car il ne m’écoute plus, il parle en même temps que moi pour me couper la parole et me fuit du regard. Bref, un fiasco cuisant quoi.

Cet épisode m’a rappelé une prof’ qui me parle régulièrement de la difficulté quotidienne pour le corps enseignant de se faire respecter, de la frustration occasionnée, de l’énergie dépensée et de la fatigue écrasante en fin de journée.

Aujourd’hui, nous faisons face chez les jeunes à un cocktail de cultures et de religions, à un héritage de l’éducation libre héritée de nos aïeux soixante-huitards, à l’obsession compulsive de certains parents de planifier chaque minute de libre de leurs chéris, à la résignation des parents eux-mêmes dépassés par un rythme de vie en constante accélération, à la technologie illimitée et sans censure ouverte sur le monde qui s’invite chez un public de plus en plus jeune et à l’exemple donné par de prétendus adultes gérant notre système économique en outre-passant systématiquement et avec préméditation les règles de bon fonctionnement définies dans notre société.

Alors dans ces conditions, comment voulez-vous que les jeunes trouvent leurs repères et se forment leur identité?

Notre société – comprenez “nous tous” – ne leur transmet pas de valeurs justes auxquelles se raccrocher et trop peu de modèles sains auxquels s’identifier.
Au lieu de ça, nous les bombardons de publicités abrutissantes et de médias infantiles de pseudo-héros tout-puissants qui ne font qu’exacerber leur désir insatiable d’enfant de flatter flatter son ego.

Vous vous trouvez ici devant la formule parfaite pour créer un univers mercantile de consumérisme à outrance.

Comment faire alors pour encadrer nos jeunes générations et leur enseigner le respect?

Il fût un temps où les profs utilisaient une règle carrée pour taper sur les doigts en guise de punition et où les passants tiraient les oreilles de garnements effrontés pour les rappeler à l’ordre. De nos jours, les maîtresses se font traiter de “putes retraitées” sans plus avoir les outils pour forcer le respect et les gens de la rue détournent le regard et fuient une scène de violence à trois contre un par peur de représailles.
Ce sont là deux époques extrêmes à l’opposé l’une de l’autre dans lesquelles il ne fait pas bon vivre du tout.

Il est temps que tous les acteurs de notre société grandissent et deviennent adultes afin d’assumer enfin leurs responsabilités.
Il est temps que les adultes se réapproprient le rôle qui est le leur et rappellent à celui qui pose ses pieds sur le siège du train de les retirer, à celui qui importune autrui de le laisser tranquille, à celui qui traverse en dehors des passages cloutés de les emprunter et ainsi de suite, sans oublier surtout de prêcher par l’exemple!

Il ne s’agit absolument pas de jouer aux flics, mais bien de former avec tous les adultes, parents, enseignants, passants, promeneurs, voyageurs et observateurs un groupe uni face aux jeunes pour qu’ils reconnaissent les valeurs et les modèles que nous voulons leur transmettre.

Quand ferons-nous enfin le pas?