Critiques, critiques, et les solutions ?

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Les solutions des uns font le malheur des autres

Là, ça suffit. On en a bouffé à toutes les sauces des faiseurs de dépendants et de dépendances. On en a assez dégueulé et malgré ça on continue de ravaler incessamment notre vomi.

Il est temps de synthétiser les valeurs sur lesquelles notre société s’appuie et par lesquelles on nous sert des “solutions” qui ne satisfont que la minorité des personnes qui les a échafaudées.

Il est temps de tirer des leçons des millénaires passés pour enfin évoluer.

“Valeurs” vecteurs de fausses solutions

Le seul et unique moteur de ce qu’on a l’hypocrisie de nommer l’économie est la cupidité.

Chaque décision doit être prise en considérant ce que permet son propre budget ou avec l’aval d’un responsable financier. Ce n’est pas un critère parmi d’autres, non. C’est LE critère unique qui va autoriser ou non la réalisation d’une action ou d’un projet.

Il est bien sûr nécessaire de différencier la multinationale de la PME, car cette dernière subit les règles imposées par la première au niveau économique et politique. Donc, à ce niveau-là, on est contraint de parler de survie et non de cupidité.

Voilà, on peut s’arrêter là. Tout est résumé ainsi.

Mais bon, j’aime bien développer mon fil de pensée pour permettre à tout le monde de suivre le chemin en entier. 🙂

L’origine de la cupidité

Alors au lieu de cupidité, on préfère l’expression “maximisation du profit”, ça passe mieux dans les cours de management.

Quelle est donc la cause de cette cupidité? On pourrait répondre superficiellement par : c’est l’appât du gain ou encore ce sont les multiples privilèges que les bien lotis peuvent s’accorder. Mais ce n’est pas ce qui nous fera avancer dans notre réflexion.

Quelles sont les raisons qui poussent une personne à s’enrichir avec une telle addiction et à utiliser tous les moyens permis et interdits pour y parvenir ?

Un indice ? Pour les mêmes raisons qui nous poussent, vous et moi, à faire des heures supplémentaires ou le travail d’une autre personne sans qu’on nous le demande ou de nous faire un sang d’encre pour nos enfants.

Nous sommes tous – sans exception aucune – conditionnés par nos peurs.

Eh oui, à l’ère du numérique, nous n’avons pas évolué d’un poil de cul comparé à nos origines d’unicellulaires baignés dans une soupe volcanique. Enfin si: en plus de s’empiffrer, de déféquer, de respirer et de se reproduire, nous avons acquis des instincts de plaisir et de peur. (quoique, peut-être que nos unicellulaires d’aïeux prenaient déjà leur pied – façon de parler – avec l’excitation de la peur de se faire chopper par un autre…).

Aujourd’hui, quelque millions d’années plus tard, nous sommes encore et toujours conditionnés par nos peurs : peur de ce qui pourrait arriver si… / peurs hypothétiques /angoisses (… accident, malchance, etc), peur de jugement (réaction de l’autre ou des autres), peur d’abandon (je n’existe que grâce à quelque chose ou quelqu’un), de manquer de quelque-chose (argent, temps, Amour, etc), et pour finir par grossièrement paraphraser Nelson Mandela, peur de sa propre lumière, de sa propre magnificence, de ses propres pouvoirs et facultés.

Il est bien entendu que la peur qui nous permet de nous avertir d’un danger est indispensable à notre protection.

Les ouvrages de psychologie décrivent avec bien plus de précision que mon texte les innombrables schémas complexes dont nos peurs sont l’origine, mais l’essentiel est de savoir que là est la source de notre non-évolution.

En prenant conscience des tactiques que nous élaborons nous-mêmes pour compenser ou pire pour fuir nos peurs ou des techniques de manipulation extérieures qui se basent sur nos peurs pour mieux nous contrôler, nous faisons le premier pas vers une vraie évolution.

Pulvériser les freins de l’évolution humaine !

Je ne me rappelle plus quel sage ou philosophe disait (Confucius?) que pour remplir un bol il fallait le vider auparavant, mais, qui que ce fut, je suis entièrement d’accord avec cette citation. Pourtant, afin d’éviter de tomber dans le piège de vouloir jeter l’eau du bassin et bébé avec, je veux d’abord tordre le cou aux croyances (on-dit, moeurs, dictons, il faut/faut pas que, coutumes, etc.).

Dissection.

Changer de modèle économique nous fera retourner à l’âge de pierre.

Faux !

C’est une des déclarations simplistes préférée de ceux qui craignent perdre leur position dominante (argent, pouvoir, statut social, contrôle des autres, etc).

La croissance est nécessaire à la bonne marche de l’économie.

Faux !

“Croissance” et “économie” sont des termes parfaitement antagonistes et paradoxaux. Cette déclaration profite de nouveau uniquement aux minorités qui ont inventé le système qui nous étouffe aujourd’hui et nous laisse croire qu’il n’y a aucune autre option que de travailler plus pour dépenser plus et encore une fois engraisser leurs comptes en banque.

Changer de modèle économique ferait augmenter le chômage.

Faux !

Je prends consciemment le risque de me répéter. Cette déclaration profite de nouveau uniquement aux minorités qui ont inventé le système qui nous étouffe aujourd’hui et nous laisse croire qu’il n’y a aucune autre option que de travailler plus pour dépenser plus et encore une fois engraisser leurs comptes en banque.
Imaginez les apprentissages, professions, les postes de recherche qu’on peut créer en redéfinissant le cahier des charges de tous les projets en supprimant le rendement à tout prix pour harmoniser une rémunération suffisante avec un travail préservant la dignité en tenant compte de tous les facteurs qui sont nécessaires à une vie saine et équilibrée, donc en ayant le courage de considérer le vie de façon holistique et avec humilité.

L’armée est nécessaire à la stabilité et la sécurité d’un pays.

Faux !

De nouveau, c’est un mensonge qui devient une vérité dans un monde qui ne veut pas nous laisser d’autres options pour profiter de cet état de fait.
Les guerres ne sont qu’un instrument pour piller les ressources d’un pays et ne pas être obligé de rendre des comptes. Quand une population est opprimée et gouvernée par la peur, les dictateurs et les multinationales s’en mettent plein les poches.
Imaginez un instant que les milliards de milliards dilapidés par les budgets militaires soient investis dans la recherche de solutions pacifiques et diplomatiques, dans le développement de techniques de communication (humaines, pas techniques ! ! !), de gestion des sentiments et des émotions, d’éveil de conscience et d’intuition/petite voix, d’échange d’expérience et de sagesse entre anciennes et nouvelles générations…
Imaginez le potentiel d’amélioration même si on n’utilisait qu’un petit pourcentage de ces sommes…

Sacrebleu !!! J’arrive même encore à m’horrifier – moi qui croyait que le moyen âge était une période sombre – en réalisant que bien peu de choses ont changé depuis…

De toute façon cela ne changera jamais.

Faux !

Quelle est la loi scientifique universelle qui prouve cela ? Ne cherchez pas, elle n’existe tout simplement pas ! C’est de nouveau une croyance que soit les manipulateurs nous suggèrent de façon très habile ou que nous mêmes nous mettons en tête par peur, par paresse ou par habitude.
Tant qu’on adhère à cette croyance, les manipulateurs ont la vie belle et s’en mettent plein les poches grâce à notre inconscience et notre approbation tacite et notre inactivité.

Exemples de diversion à l’infini…

Je vous laisse le soin de développer votre conscience, votre sens critique et de remettre en question absolument tous les dictons et toutes les phrases assassines qu’on se répète incessamment et qui, grâce à notre participation, deviennent des vérités.

Je crois ces paroles : Je renforce le pouvoir de ceux qui me contrôlent, je me sens impuissant face à ma misère et la misère de notre monde, je résigne, j’abandonne, je cherche mon bonheur parmi les produits de consommation en m’empiffrant de saloperies et en achetant constamment les dernières tendances, donc j’ai besoin de gagner toujours plus et de perdre du temps avec des activités physiques pour compenser mon surpoids et cela ne me satisfait que brièvement, donc je recommence pour cumuler les effets d’excitation des nouveautés… et les exemples sont multiples.

Je décide d’ignorer ces mensonges :
Les manipulateurs perdent leur pouvoir et cela m’ouvre une infinité d’options différentes par rapport à la société qu’on nous gave depuis bien trop longtemps (l’ironie est que ce gavage n’a que pour seule conséquence d’engraisser les comptes en banque des engraisseurs et non de nous, les engraissés).
La diversité refait surface, je redécouvre des saveurs autres que le salé et le sucré, j’écoute de nouveau de la musique au lieu de la consommer partout et tout le temps, je gagne moins mais je vis mieux, je redéveloppe des liens sociaux en rencontrant physiquement les personnes, je parle de nouveau à des personnes qui attendent le bus à côté de moi au lieu de pianoter sur mon smartphone avec mes écouteurs sur les oreilles, je réapprends à écouter ma petite voix intérieure qui sait toujours ce qui est bon ou pas pour moi, je suis de nouveau en harmonie avec moi-même, mon entourage, la société et notre monde, je réalise que mon bonheur est une attitude de vie et ne dépend que de moi et de personne ou rien d’autre, je respire, je souris, je me laisse surprendre, je m’émerveille, j’improvise, je saisis les opportunités qui s’offrent à moi, je recommence à vivre !

Blog… Suite ou pas ?

Avec mon blog, j’en suis arrivé à un point où j’ai l’impression que tout est dit. Je pourrais reprendre la critique de chaque situation aberrante de vie, mais je ne ferais que de me répéter et je ne ferait pas évoluer les choses.

Je vais peut-être encore traduire mes articles pour permettre au plus grand nombre d’accéder à mes incitateurs de réflexion.

Quand l’essentiel est dit sur les causes d’un mal et les solutions possibles, il est inutile d’en rajouter et urgent d’agir.

Selon les scientifiques, le nom d’évolution des primates que nous sommes est “homo sapiens”, en français “homme sage” dans le sens “intelligent”. Vous noterez certainement l’arrogance et l’hypocrisie de notre espèce à vouloir nous définir de cette façon…
Une dénomination plus juste serait de nous nommer “homme qui se croit sage/intelligent”…

Je serais fier de faire partie de la génération qu’on appellerait “homo sophianum”, donc réellement “homme sage” dans le sens de sagesse (n’ayant jamais étudié le latin, j’ai fait une recherche approximative).

À nous de changer, de réellement évoluer, pour induire le changement autour de nous. Nous-mêmes sommes la clé de ce changement, pas la politique, pas la religion, pas les autres : nous-mêmes ! ! !
Le reste suivra, promis ! Je n’ai pas dit que ce serait simple ou facile, ce que je dit c’est que c’est possible !
Faites-vous confiance et faites confiance à la vie ! 😀

Gardez ceci toujours en tête : l’Amour est le seul terreau dans lequel notre conscience, donc notre être peut se développer.

Qui a dit que l’espoir meurt en dernier ? 🙂

2 réflexions sur “Critiques, critiques, et les solutions ?

  1. J’ai bien peur… que tu aies raison!

    Nous nous efforçons de passer à côté de l’essentiel pour fuir encore et toujours nos peurs, comme les primates que nous sommes restés: c’est moi qui ai le bâton qui te frappera si tu ne m’obéis pas!
    Mais ne sommes-nous pas les premiers responsables? Ne nous plaçons-nous pas volontairement dans ce schéma de docilité à un régime qui n’est pourtant pas imposé?
    Peur du vide que cela laisserait. Les solutions existent, va, fais le premier pas! Mais n’imagine pas que tu seras suivi. Elles ne conviendraient pas à tout le monde car bien que ce soit révoltant, c’est là notre zone de confort.

    Mais peut-être c’est bien nos peurs qui au fond, nous rendent humains…

    En tout cas merci de nous secouer un peu cet arbre de vie qui pousse sur nos coeurs.

    • Salut Sylvain !

      Merci pour ton commentaire. 🙂

      Oui, bien sûr, à divers degrés, nous sommes tous responsables. Quant au rythme, je suis d’avis qu’il nous est imposé, les actions nous sont très habilement suggérées, par contre il est vrai que le choix de les suivre nous appartient.

      Ah le premier pas… Je lai fait il y a longtemps, car il n’est pas difficile celui-là. Ce qui est difficile c’est de persévérer et d’en faire d’autres sans se décourager.

      Je reste fermement persuadé que nous débarrasser de nos peurs ne fera qu’amplifier notre humanité au lieu de la gommer.

      J’ai lu une maxime qui me revient régulièrement en tête et me taquine telle une vague qui ne finit pas de s’échouer sur la plage : “La vie commence là où s’arrête notre zone de confort.”

      À méditer. 🙂

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