Demain j’arrête… WhatsApp!

Demain j’arrête WhatsApp!

Stop WhatsAppSaviez-vous que Facebook a dépensé 19 milliards, oui vous lisez juste MILLIARDS de dollars pour racheter WhatsApp? Croyez-vous que ce soit un don on ne peut plus généreux? Bon, j’arrête là mon cynisme: non bien sûr que non, Facebook veut s’en mettre plein les poches et ce montant faramineux démontre clairement que l’utilisation de WhatsApp par madame et monsieur tout-le-monde leur permet de gagner allègrement bien plus que cela…

Plein le dos de me faire analyser toutes mes conversations, toutes mes images et mon comportement d’utilisation!

Alors, quelle alternative y a-t-il? Je vais juste cadrer cet article en expliquant que je ne suis pas ici pour vous faire un comparatif de tout ce qui existe sure le marché, mais bien pour vous proposer UNE seule alternative que j’estime « moi personnellement » viable. C’est mon blog, non mais! 😉

Alternative: Threema

ThreemaThreema est une application suisse qui sait très bien remplacer WhatsApp à la seule différence que Threema est chiffré ou encrypté de bout en bout. Qu’est-ce que cela veut dire? Cela signifie que les messages, images et vidéos que vous envoyez ne seront lisibles que par la ou les personnes à laquelle ou auxquelles vous les avez envoyés. Pas de risque qu’une entreprise tierce viennent analyser votre comportement et vos contenus pour s’en mettre plein les poches!!!

Alors oui, Threema, dans la logique des choses, n’est pas gratuit comme WhatsApp, mais il faut reconnaître que ce n’est pas la mer à boire pour conserver sa vie privée, non? Et Threema est MADE IN SWITZERLAND!!! 😀

Trucs & astuces

Sauvegardez votre ID!

Threema sauvegarde IDToutes les données que vous envoyez et recevez sur Threema sont encryptés et lisibles que par vous et les personnes respectives avec lesquelles vous conversez. Pour ce faire, Threema vous crée une clé qui vous est unique et vous appartient, votre ID (numéro d’identification). Pensez à immédiatement sauvegarder cette ID (menu Mes Sauvegardes, copie d’écran ci-contre en vert) et de vous l’envoyer par mail pour l’enregistrer ailleurs que sur votre téléphone y compris le mot de passe que vous aurez utilisé. 😉 Cela vous permettra de récupérer toutes vos conversations sauvegardées (voir ci-après).

Vous vous dites peut-être: « Mais qu’est ce que c’est compliqué! ». Mais avez-vous déjà pensé à la façon de faire la même chose sous WhatsApp? Eh bien c’est très similaire!

Sauvegardez vos messages et vos médias!

Threema enregistrer médias galerieTout comme vous le faites très certainement très régulièrement sur votre PC et sur votre smartphone, n’oubliez pas de sauvegarder régulièrement vos conversations, si tant est qu’elles vous sont précieuses. Il suffit pour cela de presser sur le « + » en vert sur la copie d’écran ci-dessus. De nouveau, n’oubliez pas le mot de passe sinon vous ne pourrez pas récupérer votre sauvegarde!

Vous pouvez ensuite presser sur la sauvegarde datée et choisir de « Partager la sauvegarde », ce qui vous permet de l’envoyer par mail et de l’enregistrer dans un dossier de votre PC par exemple ou sur une clé USB.

Pour les médias, la première chose à faire est de vous assurer que la coche « Enregistrer le média dans la galerie » (Réglages > Média) est bien mise (voir ci-contre).

Payer sur Android

Paiement AndroidThreema est payant et vous pouvez l’obtenir que vous ayez un Android ou un iPhone. Au passage, il est utile de savoir qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une carte de crédit sur Android / Google Play pour acheter des applications. Il suffit de sélectionner votre opérateur téléphonique pour la facturation au lieu d’une carte de crédit et le tour est joué!

Hé! Ho! Y a quelqu’un?

Vous avez décidé de passer de WhatsApp à Threema, mais aucune de vos connaissances ne l’utilise. PAS DE PANIQUE! Une application est si vite installée! Soyez systématique dans votre démarche: sélectionnez d’abord les personnes qui vous sont le plus chères et avec lesquelles vous conversez le plus souvent et demandez leur d’installer Threema. Puis, passez au cercle de connaissances plus large et ainsi de suite. Vous verrez assez rapidement quelles sont les personnes qui vous tiennent vraiment à coeur!!!

Avertissement: Images, vidéos et date/heure de prise de vue

Étant un puriste, je me dois de vous informer que les images ou vidéos que vous recevrez pourront bien entendu être enregistrées automatiquement dans votre galerie de médias, mais à l’heure où j’écris cet article, les informations telles que la date, l’heure et le nom original du média ne sont pas conservés. Pas tragique me direz-vous peut-être, mais pour ceux qui trient leurs médias, ça peut être important de le savoir!

Digne de confiance ou pas?

Threema IDThreema valider contactN’oubliez pas de scanner le code de vos amis afin qu’ils apparaissent avec trois petits pois verts au lieu d’un rouge ou deux oranges. Cela signifiera que vous avez effectivement vérifié par vous-même qu’il s’agit d’une personne que vous avez identifié et non d’un imposteur!

Pour ce faire,ouvrez le menu de Threema et vous verrez votre ID (un carré sur fond blanc avec un motif rempli de petits carrés noirs et blancs) à côté duquel se trouve un petit appareil photo.

Ou bien, allez dans votre carnet d’adresses Threema et pressez quelques secondes sur un contact.

Puis, pressez sur le petit appareil photo pour scanner l’ID sur le téléphone de votre contact (qui aura forcément aussi installé Threema). L’ID s’affiche dès que vous ouvrez le menu de Threema.

Conclusion

Pas facile? Allez, soyez honnêtes avec vous-même: tout changement peut déconcerter de prime abord, mais on finit par s’y habituer, surtout si c’est, je me plais à le répéter, pour conserver notre sphère privée!

Bien du plaisir!

Restez connectés, d’autres articles suivront pour proposer des alternatives aux produits les plus courants qu’on nous impose!

Critiques, critiques, et les solutions ?

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ddreams by love on DeviantArt.com

Les solutions des uns font le malheur des autres

Là, ça suffit. On en a bouffé à toutes les sauces des faiseurs de dépendants et de dépendances. On en a assez dégueulé et malgré ça on continue de ravaler incessamment notre vomi.

Il est temps de synthétiser les valeurs sur lesquelles notre société s’appuie et par lesquelles on nous sert des « solutions » qui ne satisfont que la minorité des personnes qui les a échafaudées.

Il est temps de tirer des leçons des millénaires passés pour enfin évoluer.

« Valeurs » vecteurs de fausses solutions

Le seul et unique moteur de ce qu’on a l’hypocrisie de nommer l’économie est la cupidité.

Chaque décision doit être prise en considérant ce que permet son propre budget ou avec l’aval d’un responsable financier. Ce n’est pas un critère parmi d’autres, non. C’est LE critère unique qui va autoriser ou non la réalisation d’une action ou d’un projet.

Il est bien sûr nécessaire de différencier la multinationale de la PME, car cette dernière subit les règles imposées par la première au niveau économique et politique. Donc, à ce niveau-là, on est contraint de parler de survie et non de cupidité.

Voilà, on peut s’arrêter là. Tout est résumé ainsi.

Mais bon, j’aime bien développer mon fil de pensée pour permettre à tout le monde de suivre le chemin en entier. 🙂

L’origine de la cupidité

Alors au lieu de cupidité, on préfère l’expression « maximisation du profit », ça passe mieux dans les cours de management.

Quelle est donc la cause de cette cupidité? On pourrait répondre superficiellement par : c’est l’appât du gain ou encore ce sont les multiples privilèges que les bien lotis peuvent s’accorder. Mais ce n’est pas ce qui nous fera avancer dans notre réflexion.

Quelles sont les raisons qui poussent une personne à s’enrichir avec une telle addiction et à utiliser tous les moyens permis et interdits pour y parvenir ?

Un indice ? Pour les mêmes raisons qui nous poussent, vous et moi, à faire des heures supplémentaires ou le travail d’une autre personne sans qu’on nous le demande ou de nous faire un sang d’encre pour nos enfants.

Nous sommes tous – sans exception aucune – conditionnés par nos peurs.

Eh oui, à l’ère du numérique, nous n’avons pas évolué d’un poil de cul comparé à nos origines d’unicellulaires baignés dans une soupe volcanique. Enfin si: en plus de s’empiffrer, de déféquer, de respirer et de se reproduire, nous avons acquis des instincts de plaisir et de peur. (quoique, peut-être que nos unicellulaires d’aïeux prenaient déjà leur pied – façon de parler – avec l’excitation de la peur de se faire chopper par un autre…).

Aujourd’hui, quelque millions d’années plus tard, nous sommes encore et toujours conditionnés par nos peurs : peur de ce qui pourrait arriver si… / peurs hypothétiques /angoisses (… accident, malchance, etc), peur de jugement (réaction de l’autre ou des autres), peur d’abandon (je n’existe que grâce à quelque chose ou quelqu’un), de manquer de quelque-chose (argent, temps, Amour, etc), et pour finir par grossièrement paraphraser Nelson Mandela, peur de sa propre lumière, de sa propre magnificence, de ses propres pouvoirs et facultés.

Il est bien entendu que la peur qui nous permet de nous avertir d’un danger est indispensable à notre protection.

Les ouvrages de psychologie décrivent avec bien plus de précision que mon texte les innombrables schémas complexes dont nos peurs sont l’origine, mais l’essentiel est de savoir que là est la source de notre non-évolution.

En prenant conscience des tactiques que nous élaborons nous-mêmes pour compenser ou pire pour fuir nos peurs ou des techniques de manipulation extérieures qui se basent sur nos peurs pour mieux nous contrôler, nous faisons le premier pas vers une vraie évolution.

Pulvériser les freins de l’évolution humaine !

Je ne me rappelle plus quel sage ou philosophe disait (Confucius?) que pour remplir un bol il fallait le vider auparavant, mais, qui que ce fut, je suis entièrement d’accord avec cette citation. Pourtant, afin d’éviter de tomber dans le piège de vouloir jeter l’eau du bassin et bébé avec, je veux d’abord tordre le cou aux croyances (on-dit, moeurs, dictons, il faut/faut pas que, coutumes, etc.).

Dissection.

Changer de modèle économique nous fera retourner à l’âge de pierre.

Faux !

C’est une des déclarations simplistes préférée de ceux qui craignent perdre leur position dominante (argent, pouvoir, statut social, contrôle des autres, etc).

La croissance est nécessaire à la bonne marche de l’économie.

Faux !

« Croissance » et « économie » sont des termes parfaitement antagonistes et paradoxaux. Cette déclaration profite de nouveau uniquement aux minorités qui ont inventé le système qui nous étouffe aujourd’hui et nous laisse croire qu’il n’y a aucune autre option que de travailler plus pour dépenser plus et encore une fois engraisser leurs comptes en banque.

Changer de modèle économique ferait augmenter le chômage.

Faux !

Je prends consciemment le risque de me répéter. Cette déclaration profite de nouveau uniquement aux minorités qui ont inventé le système qui nous étouffe aujourd’hui et nous laisse croire qu’il n’y a aucune autre option que de travailler plus pour dépenser plus et encore une fois engraisser leurs comptes en banque.
Imaginez les apprentissages, professions, les postes de recherche qu’on peut créer en redéfinissant le cahier des charges de tous les projets en supprimant le rendement à tout prix pour harmoniser une rémunération suffisante avec un travail préservant la dignité en tenant compte de tous les facteurs qui sont nécessaires à une vie saine et équilibrée, donc en ayant le courage de considérer le vie de façon holistique et avec humilité.

L’armée est nécessaire à la stabilité et la sécurité d’un pays.

Faux !

De nouveau, c’est un mensonge qui devient une vérité dans un monde qui ne veut pas nous laisser d’autres options pour profiter de cet état de fait.
Les guerres ne sont qu’un instrument pour piller les ressources d’un pays et ne pas être obligé de rendre des comptes. Quand une population est opprimée et gouvernée par la peur, les dictateurs et les multinationales s’en mettent plein les poches.
Imaginez un instant que les milliards de milliards dilapidés par les budgets militaires soient investis dans la recherche de solutions pacifiques et diplomatiques, dans le développement de techniques de communication (humaines, pas techniques ! ! !), de gestion des sentiments et des émotions, d’éveil de conscience et d’intuition/petite voix, d’échange d’expérience et de sagesse entre anciennes et nouvelles générations…
Imaginez le potentiel d’amélioration même si on n’utilisait qu’un petit pourcentage de ces sommes…

Sacrebleu !!! J’arrive même encore à m’horrifier – moi qui croyait que le moyen âge était une période sombre – en réalisant que bien peu de choses ont changé depuis…

De toute façon cela ne changera jamais.

Faux !

Quelle est la loi scientifique universelle qui prouve cela ? Ne cherchez pas, elle n’existe tout simplement pas ! C’est de nouveau une croyance que soit les manipulateurs nous suggèrent de façon très habile ou que nous mêmes nous mettons en tête par peur, par paresse ou par habitude.
Tant qu’on adhère à cette croyance, les manipulateurs ont la vie belle et s’en mettent plein les poches grâce à notre inconscience et notre approbation tacite et notre inactivité.

Exemples de diversion à l’infini…

Je vous laisse le soin de développer votre conscience, votre sens critique et de remettre en question absolument tous les dictons et toutes les phrases assassines qu’on se répète incessamment et qui, grâce à notre participation, deviennent des vérités.

Je crois ces paroles : Je renforce le pouvoir de ceux qui me contrôlent, je me sens impuissant face à ma misère et la misère de notre monde, je résigne, j’abandonne, je cherche mon bonheur parmi les produits de consommation en m’empiffrant de saloperies et en achetant constamment les dernières tendances, donc j’ai besoin de gagner toujours plus et de perdre du temps avec des activités physiques pour compenser mon surpoids et cela ne me satisfait que brièvement, donc je recommence pour cumuler les effets d’excitation des nouveautés… et les exemples sont multiples.

Je décide d’ignorer ces mensonges :
Les manipulateurs perdent leur pouvoir et cela m’ouvre une infinité d’options différentes par rapport à la société qu’on nous gave depuis bien trop longtemps (l’ironie est que ce gavage n’a que pour seule conséquence d’engraisser les comptes en banque des engraisseurs et non de nous, les engraissés).
La diversité refait surface, je redécouvre des saveurs autres que le salé et le sucré, j’écoute de nouveau de la musique au lieu de la consommer partout et tout le temps, je gagne moins mais je vis mieux, je redéveloppe des liens sociaux en rencontrant physiquement les personnes, je parle de nouveau à des personnes qui attendent le bus à côté de moi au lieu de pianoter sur mon smartphone avec mes écouteurs sur les oreilles, je réapprends à écouter ma petite voix intérieure qui sait toujours ce qui est bon ou pas pour moi, je suis de nouveau en harmonie avec moi-même, mon entourage, la société et notre monde, je réalise que mon bonheur est une attitude de vie et ne dépend que de moi et de personne ou rien d’autre, je respire, je souris, je me laisse surprendre, je m’émerveille, j’improvise, je saisis les opportunités qui s’offrent à moi, je recommence à vivre !

Blog… Suite ou pas ?

Avec mon blog, j’en suis arrivé à un point où j’ai l’impression que tout est dit. Je pourrais reprendre la critique de chaque situation aberrante de vie, mais je ne ferais que de me répéter et je ne ferait pas évoluer les choses.

Je vais peut-être encore traduire mes articles pour permettre au plus grand nombre d’accéder à mes incitateurs de réflexion.

Quand l’essentiel est dit sur les causes d’un mal et les solutions possibles, il est inutile d’en rajouter et urgent d’agir.

Selon les scientifiques, le nom d’évolution des primates que nous sommes est « homo sapiens », en français « homme sage » dans le sens « intelligent ». Vous noterez certainement l’arrogance et l’hypocrisie de notre espèce à vouloir nous définir de cette façon…
Une dénomination plus juste serait de nous nommer « homme qui se croit sage/intelligent »…

Je serais fier de faire partie de la génération qu’on appellerait « homo sophianum », donc réellement « homme sage » dans le sens de sagesse (n’ayant jamais étudié le latin, j’ai fait une recherche approximative).

À nous de changer, de réellement évoluer, pour induire le changement autour de nous. Nous-mêmes sommes la clé de ce changement, pas la politique, pas la religion, pas les autres : nous-mêmes ! ! !
Le reste suivra, promis ! Je n’ai pas dit que ce serait simple ou facile, ce que je dit c’est que c’est possible !
Faites-vous confiance et faites confiance à la vie ! 😀

Gardez ceci toujours en tête : l’Amour est le seul terreau dans lequel notre conscience, donc notre être peut se développer.

Qui a dit que l’espoir meurt en dernier ? 🙂

Manuel de diversion pour les nuls

diversion et consumérisme

Consumerism by JORGEMUR on DeviantArt.com

Diversion, houguah bouguah !

Si je faisais partie d’un clan d’hommes préhistoriques affamés par un rude hiver qui vient de se terminer, je ferais preuve d’une grande ingéniosité pour attirer le premier mammouth venu dans un cul de sac à l’aide d’une diversion de groupe minutieusement orchestrée.

Le cas reste simple : je tue un animal passant par là qui nourrira mon clan et ma famille et nous permettra de tenir le coup pour les prochaines semaines.

Je n’ai pas de scrupules, car c’est un acte légitime de survie. J’ai peut-être au passage un sentiment de respect profond pour ce géant arrivant juste à temps et dont la mort permettra à ma tribu de survivre au prochain hiver.

Diversion chez les troyens

L’Histoire nous relate d’innombrables cas de diversion, de ruse, de manipulation et de fourberie. L’un d’entre eux nous est rapporté par la mythologie grecque: j’ai nommé l’ingénieux cheval de Troie qui a permis aux grecs de tromper leurs ennemis, de les anéantir et de mettre leur ville à feu et à sac.

Ah ben oui, nous avons fait un grand saut dans le temps et l’heure n’en est plus à la simple survie, non, on se bat pour l’honneur, la fierté, la gloire, le pouvoir, la cupidité ou pour une épouse adultère… Et la fin justifie absolument tous les moyens…

Peut-on encore parler ici de légitimité ?

Diversion, aujourd’hui

Aujourd’hui, plusieurs siècles plus tard, les motifs de diversion sont restés identiques, mais les moyens utilisés ont suivi l’évolution de la sacro-sainte science qui nous promet naïvement et sans succès depuis ses débuts une amélioration du bien être général de l’humanité et de la santé publique.

Ah ! J’en vois certains qui froncent les sourcils à la lecture de ma déclaration… Vous ne me croyez pas ? Eh bien vous avez tout à fait raison ! C’est à l’église que l’on croit ! Aiguisez votre sens critique et suivez-moi dans mes réflexions ! 😉

Quel est le pourcentage de la population mondiale qui profite directement ou indirectement des bénéfices de la science et de ses retombées (en termes de santé et de bien-être qu’on se comprenne bien) ?

Quoi ??? Vous ne savez pas ???

Rassurez-vous, moi non plus, cependant je peux écrire, sans trop me tromper, qu’on est bien loin du quart de la population mondiale ! A-ha ! Là les sourcils froncés soulignent l’étonnement et c’est tristement compréhensible…

La science : une secte qui maîtrise l’art de la diversion

Oui, bien sûr, c’est provocateur, à dessein, forcément.

Définissons d’abord le cadre de ma critique. Quand je fais référence à la science, je pense à toutes les disciplines dérivées des mathématiques, services de renseignement, de l’économie, la politique, la médecine/pharmacologie, le marketing, la criminologie, l’informatique, la génétique, la micro-biologie (ce n’est pas exhaustif) et je considère aussi comme scientifiques l’armée avec ses méthodes et ses tactiques.

Puis, j’aurais pu écrire que ma critique s’adresse aux minorités qui « managent » tous ces groupes de travail, aux méchants patrons qui mettent leurs employés sous pression. Ben non ! Je m’adresse au contraire et en particulier à toutes les personnes qui, comme moi, font partie de la masse et essaient, avec les moyens et circonstances existants, de gérer leur équilibre de vie malgré ces techniques incessantes de diversion échafaudées contrôlées au plus haut niveau.

Le cadre général étant posé, passons à quelques exemples concrets.

Médecine

Il est indéniable que la somme des connaissances accumulées jusqu’à aujourd’hui permet de réaliser ce que par le passé on aurait appelé des miracles. Pour bon nombre de situations d’urgence, aussi compliquées soient-elles, nous avons sous nos latitudes occidentales le privilège de bénéficier d’un traitement quasi immédiat quelqu’en soit le coût.

Mais quel est le prix de cette évolution ?

Les coûts de la santé, et par conséquent nos primes d’assurances augmentent régulièrement. L’économie parasite le domaine et vient se greffer sur tous les organes concernés tel un virus immunorésistant. L’industrie pharmaceutique pratique un lobbyisme acharné auprès des politiques, des médecins et des clients, euh pardonnez le lapsus, je voulais écrire patients. Madame et Monsieur tout le monde considèrent les diagnostics des blouses blanches comme une fatalité. Les médecins pressés par l’économie et le manque de personnel/temps concentrent de plus en plus leurs efforts sur les symptômes au lieu d’aborder la santé de façon holistique. Les médias classiques sont truffés de publicités récurrentes qui nous martèlent LA Vérité. Nous croyons au fait que seul la médecine et la science ont le pouvoir, malgré leur jeune âge, de nous offrir la santé et le bien-être en reléguant les médecines pluri-millénaires aux oubliettes grâce à l’obligation de réglementer toutes les recettes, toutes les substances et surtout toutes les plantes médicinales.

Associations de consommateurs, agents de douane et chimistes cantonaux…

Ô combien louable sont ces multiples associations de consommateurs. Leur rôle est essentiel pour dévoiler les subterfuges que les industries ont mis en oeuvre pour maximiser leurs profits en grande majorité au détriment de l’environnement et de la santé et de la sphère privée ceux qui utilisent leurs produits et leurs services.

Ah les agents de douane… Quel changement de cadre et de cahier des charges depuis l’ouverture des frontières européennes !

Je me souviens du temps passé dans la voiture de mes parents au milieu des files d’attente lors de nous escapades estivales. Toute suspicion des douaniers menait à une fouille minutieuse et systématique du véhicule et parfois de ses occupants. Cela m’inspirait une certaine forme de crainte et de respect qui me faisaient réfléchir aux conséquences du non respect des règles…

Mais aujourd’hui, cela appartient au passé. Moins de frontières, moins d’agents, moins de contrôles, moins d’administration, moins de coûts. Tout est pour le mieux, non ?

Et voici les chimistes cantonaux qui, grâce à la science, extraient et analysent les composants des biens vendus et consommés par nous et nos chères têtes blondes.

Toute substance suspecte est mise à rude épreuve pour nous assurer la conformité de son utilisation. Ce que je consomme est sûr et je n’ai aucune crainte à avoir.

Mais sapristi ! Quel est donc le point commun entre une association de consommateurs, les chimistes et les douaniers ?

Alors répondons à cette question par une autre question : combien existe-t-il d’associations de consommateurs dans notre beau pays ? En Europe ? Dans le monde ? Et des chimistes ? Et des douaniers ?

Pour ma part, je l’ignore. Mais, de nouveau, je peux affirmer sans grand risque d’erreur que leur nombre est dramatiquement insuffisant pour passer en revue la totalité des produits et des services déferlant tels de multiples tsunamis sur nos marchés !

Une vie entière ne suffirait pas pour énumérer tous les exemples du genre. Et j’assume qu’à ce stade vous avez compris ce que je souhaitais mettre en évidence. Alors poursuivons.

Diversion quand tu nous tiens !

Il est clair que dans le monde industrialisé de façon générale – et dans notre paradis de beau petit pays en particulier – nous nous sentons en sécurité et à l’abri de toute menace.

Nous sommes affairés à trouver ou garder un job même s’il ne correspond pas à nos valeurs morales et humaines. Nous consommons en optimisant notre budget privé soit, dans un extrême, pour espérer joindre les deux bouts en fin de mois, soit, dans l’autre extrême, pour baigner dans le luxe le plus obscène et déconnecté de la réalité. Mais quelle que soit la sphère dans laquelle nous évoluons, nous sommes tous de plus en plus absorbés (et le mot est faible) par l’utilisation des technologies dites nouvelles (informatique, gadgets, « VisageLivre » et compagnie).
En dehors du métro-boulot-LivreVisage-dodo, il nous reste parfois un peu de temps libre que l’on préfère se consacrer plutôt que de s’investir dans une cause qui nous paraît perdue d’avance.

Il en va de même dans le cadre professionnel pour les associations de consommateurs, les chimistes et les douaniers. Ils agissent comme des pompiers qui traitent l’urgence.

La conséquence est donc que tant que nous sommes tous concentrés sur les conséquences, les produit finis, les fautes, les défauts, les symptômes, nous ne traitons pas les causes.
Nous sommes consentement sous la pression d’une réalité qui a été forgée par une minorité qui s’en met plein les fouilles au détriment de la majorité des vivants.

On voit qu’il est difficile, voire impossible, de prendre du recul dans un tel cadre. Mais ceci est matière à dissertation à elle seule…

Quelle direction face à la diversion ?

Ici, nous pourrions élaborer des plans complexes impliquant la politique pour financer des contrôles systématiques de tous les biens et services. Nous pourrions multiplier les efforts et les moyens.

Mais que ferions-nous vraiment si nous tentions ce que je viens de mentionner ?

Eh bien nous ne changerions rien du tout !

Pourquoi ? Parce que nous continuerions de vouloir corriger l’inclinaison de la tour de Pise avec de la peinture… Autrement dit, nous ne ferions que de continuer de subir le défaut sans le corriger, car dès qu’on est emmêlés dans les rouages de la politique, il devient impossible de rester fidèle à ses convictions tant les retours d’ascenseurs sont contraignants.

Non, il est urgemment nécessaire de changer le paradigme, donc
l’organisation même de notre civilisation !

Aïe… Là, je crains d’avoir perdu le dernier lecteur qui à eu le courage et la patience de lire cet article jusqu’ici sans se faire interrompre par un tweet ! 😛

Il est clair que de faire changer un paquebot de direction quand il est face à un iceberg, quand la majorité des gens au pouvoir sont convaincus que de réduire la vitesse de quelques kilomètres à l’heure est suffisant, cela nous laisse devant une tâche ardue. D’autant plus que les dirigeants en question s’en mettent d’autant plus plein les poches que nous nous rapprochons de l’iceberg…

Solution à la diversion organisée ?

Changement fondamental, donc. Comme tout changement de ce genre, le temps risque d’être long pour y parvenir…

Quoique…

Cela dépend de notre volonté à vouloir continuer de subir ce lavage de cerveau permanent des médias qui nous occupent les pensées avec des problèmes générés par un système dont nous ne voulons plus (faux débats, surinformation, publicités, journaux gratuits, séries TV, …).

Cela dépend de notre courage à renoncer à un travail de prostitution quitte à gagner moins pour (re-)passer de la consommation de masse à la consommation de besoin.

Cela dépend de la puissance que l’on décide de continuer à donner à l’industrie pour dégrader notre santé, notre sphère privée et notre environnement par notre consommation réfléchie et mesurée, consciente.

Cela dépend de notre faculté à utiliser notre sens critique face aux messages politiques démagogiques faisant appel à nos instincts primitifs et aux valeurs culturelles qui nous emprisonnent.

Cela dépend de… Nous ! ! !

Nous pouvons continuer de nous faire avoir par ces techniques de diversions mafieuses ou décider de changer aujourd’hui.

J’aime bien dire à mon fils que les choses simples de la vie sont les meilleures, mais ce n’est malheureusement plus vrai du tout dans ce cadre truqué de cet ultra-libéralisme qui nous balance de la merde gratuitement et nous complique l’accès aux choses naturelles simples.

Allez-vous aussi vous mettre à boycotter ce système qui nous éloigne de l’essentiel par mille et une techniques de diversion ?

Le prix de la gratuité

gratuité

Capitalism by bizarrismo on DeviantArt.com

Souvenir de la gratuité d’antan

Je me rappelle, étant enfant, avoir accompagné mes parents durant les courses du samedi. Je me rappelle avoir reçu régulièrement du boucher une délicieuse tranche de charcuterie. Il n’y avait pas d’arrière-pensée, mon sourire d’enfant enchanté suffisait à motiver son action. Mes parents souriaient, le boucher aussi et moi j’étais aux anges!

Je me rappelle ma grand-mère, gérante d’un restaurant, qui offrait des sirops aux enfants ou aux jeunes sans le sou qui étaient de passage avec leurs bicyclettes. Elle se disait qu’un jour ses petits enfants seraient heureux également de se voir offrir une boisson dans les mêmes conditions. C’était une action emplie de générosité venant tout droit du coeur.

De la gratuité du coeur à la gratuité conditionnelle

Peu à peu, au fil des années, les mentalités ont changé, le monde a « évolué », le temps est devenu synonyme d’argent et, par extension, toute action est devenue monnayable.

Combien de fois nous est-il arrivé de nous sentir un peu mal à l’aise devant une action de générosité?
Nous sommes-nous déjà posé la question pour qu’elle raison nous nous sentions comme cela?

Se pourrait-il que nous réagissions de la sorte parce que nous savons que ce geste, de notre temps, n’est implicitement plus considéré comme désintéressé, mais qu’il implique tôt ou tard une contre-partie de notre part?

Aujourd’hui, ironiquement, c’est en monnayant ce qui est gratuit que la gratuité à perdu sa valeur…

Si vous ne payez rien, c’est vous qui êtes le produit

On trouve cette citation de multiples fois sur internet. Elle s’avère erronée si l’on considère des services en ligne comme Wikipedia, des systèmes ouverts comme Linux ou certains magazines spécialisés en ligne. Pourtant, si on lorgne du côté des sites de réseaux sociaux, des hébergements en ligne ( courriel, « cloud », …), ou encore de certaines applications gratuites sur smartphone, ma foi, force est de constater que cette description résume la situation avec clairvoyance.

Qu’est-ce que cela implique de s’inscrire sur un réseau social gratuit nommé « VisageLivre » ou une application de messagerie instantanée nommée « Kézako » par exemple?

Vous allez y saisir vos coordonnées et les adresses de vos amis dès que vous les y inviterez. Vous allez vous mettre à publier vos états d’âme du moment, vos derniers souvenirs de voyage ou les aventures de vos chérubins sous forme de textes, de photos, de vidéos et de chansons. Vous allez régulièrement consulter les publications de vos amis et réagir à ce qu’ils ont publié. Vous allez vous connecter à certaines heures, à certains jours et suite à certains événements. Vous allez entretenir une relation symbiotique avec ce système qui est non sans rappeler le journal intime de jadis auquel on pouvait tout confier sans gêne aucune…

Cependant, contrairement à votre journal intime qui pouvait au pire se retrouver dans les mains de vos parents, le contenu de ce système est non seulement accessible en tout temps à tous vos amis et aux gérants du système, mais en plus il est possible d’en reproduire tout ou partie!

Mieux! Votre comportement est analysé à chaque instant sur la base de toutes vos publications et de vos habitudes afin d’établir votre profil de consommateur!!!

Vous me direz peut-être que cela n’est pas bien méchant si un gérant de l’autre côté de l’atlantique, qui ne parle même pas votre langue, s’amuse à collecter des données sur vous. Sur quoi je me ferai un grand plaisir de vous répondre: et si le gérant en question s’amusait à revendre votre profil, par exemple « fumeur, fan de fast food, sans pratique sportive avec toutes vos coordonnées » (pour simplifier) aux assureurs de notre pays et que, par voie de conséquence, vous vous voyez refuser votre prochaine demande d’adhésion à cause de cela, qu’est-ce que cela suscite comme réaction chez vous?

Le très bon marché aussi a son prix!

J’ai concentré précédemment mon attention sur des services en ligne, déformation professionnelle oblige, pourtant le monde matériel « réel » n’est pas en reste!!!

Le moteur de l’économie de marché, telle que nous la subissons aujourd’hui, est l’argent. Dans la majorité des cas, seule la fin justifie les moyens plus ou moins scrupuleux mis en oeuvre. On part du principe que les ressources sont infinies et qu’il est naturel d’avoir une croissance sans limite.

Dans le contexte précité, saviez-vous qu’un industriel qui fait face à une baisse des ventes de son produit a, parmi la panoplie d’outils à disposition, la possibilité de faire appel au processus de dégradation pour baisser le prix de production de son produit. De quoi s’agit il exactement?

Prenons le chocolat pour citer un exemple bien de chez nous. Le produit est analysé, composant par composant, pour déterminer quel est le constituant qui peut être remplacé par un autre, meilleur marché et qui n’est pas censé changer les propriétés du produit final (goût, texture, etc.). Alors on va procéder soit à une recherche sur le marché d’un substitut existant ou se mettre à développer la même substance dans un pays lointain, où la main d’oeuvre est meilleur marché et où probablement les contrôles sanitaires sont moins stricts.
Au final, le consommateur se retrouvera avec une plaque de chocolat 5, 10, 15 ou 20cts meilleur marché que que la concurrence, mais avec le risque avéré de contenir des substances nocives pour le vivant.

Oui, bien sûr, il y a des contrôles qui sont faits ci et là, mais quand on sait que des millions de produits atterrissent quotidiennement sur les étals, qu’on part toujours du paradigme cité ci-dessus, et que seule une poignée de douaniers et de chimistes procèdent aux contrôles par échantillons, je vous laisse seul juge des chances d’obtenir un produit sans danger pour la santé en bout de chaîne…

Et là, j’écris en égoïste, c’est-à-dire que je n’ai même pas mentionné les conditions de travail du petit enfant de 8 ans qui se coltine 10 heures par jour la fabrication d’un produit dans des conditions de travail misérables pour que nous économisions quelques centimes!!!

Le futur se construit aujourd’hui

Le temps de remettre en question ce genre de faits ou de parler d’alarmisme est aujourd’hui largement dépassé. Il ne faut plus se demander ce que peuvent faire les autorités pour améliorer la situation, car si les autorités le voulaient, nous n’en serions pas là!!!

Non, il faut se demander comment nous allons nous-mêmes nous organiser pour améliorer la situation, quelles sont les actions que nous allons démarrer pour redonner de la valeur à la gratuité.

A présent, maintenant que vous en savez un peu plus, êtes-vous encore toujours prêts à contribuer, grâce à votre participation consentante, au développement de telles pratiques en utilisant des réseaux et des outils prétendus sociaux et achetant des produits sans label reconnu respectant le vivant?

Notre futur c’est nous qui le construisons aujourd’hui avec nos actions quotidiennes!

MAJ 16.01.2015: Synchronicité quand tu nous tiens!

Pas plus tard que cette semaine, quelques jours après la publication de mon article, ma banque m’envoyait un dépliant de mise-à-jour de leurs CG dans lesquelles s’est glissé un petit article qui les autorise à établir un profil des clients grâce à toutes les données collectées pour une exploitation marketing optimisée.

Deux jours après, je me trouvais devant une mise-à-jour des CG d’un programme de fidélisation qui les autorise à établir un profil des clients grâce à toutes les données collectées auprès de tous leurs partenaires (banque, assurance, discounter électronique , pharmacie, etc… ) pour une exploitation marketing optimisée.

« VisageLivre » leur a mis l’eau à la bouche et il n’en fallait pas plus pour déclencher l’effet boule de neige…

Combien de temps estimez-vous pour que vous vous voyiez refuser une assurance complémentaire parce que vous êtes aller acheter régulièrement des tranquillisants en pharmacie ou que vous consommez trop d’alcool?

Je me répète:
Notre futur c’est nous qui le construisons aujourd’hui avec nos actions quotidiennes!

Chaque être se doit de jouer son rôle!

rôle

Part of the Puzzle by sakkysa on DeviantArt.com

Qui suis-je? Quel est mon rôle?

Voilà deux des questions les plus fondamentales que chaque être humain se pose un jour ou l’autre. Que ce soit durant la période de prédilection, dite ingrate, de l’adolescence ou plus tard à l’âge adulte quand nous nous sentons dépassés par les événements, ces questions surgissent pour nous tarauder l’esprit et susciter les plus vives émotions d’angoisse et d’anxiété.

Pourquoi? Et bien parce que nous n’arrivons pas à y répondre simplement.

Dans nos sociétés, « qui je suis » est très fortement conditionné par notre entourage. Cela commence avec les meilleures intentions de nos parents et leurs croyances, puis nous sommes forcés d’entrer dans le moule de l’école qui nous formate pour correspondre à un produit utilisable par le système économique en place et finalement, quand nous intégrons le monde du travail, nous sommes soumis à la pression économique qui exige un rendement sans cesse croissant et bien sûr à la concurrence entre collègues pour qui il est essentiel de « performer » quelles qu’en soient les conséquences.

Partant de là, le « quel est mon rôle » se voit rapidement réduit à la part la plus insignifiante et indigne de soi-même, c’est-à-dire le rôle de mouton.
Depuis un autre angle de vue, nous sommes des pions que l’on sacrifie sur un grand échiquier géopolitique, des ressources que l’on gaspille pour maintenir des élites auto-proclamées au pouvoir, des numéros dont on ne veut pas connaître le nom associé.

Oui! Tadaaaaa! Vous m’avez démasqué! Bien entendu que je me dois de tout dépeindre en noir, car même si la réalité est plus nuancée, le fond n’en reste pas moins tragique et inadmissible!

Et c’est bien ce fond qui au final doit être changé pour permettre à chacun de trouver sa place affranchi de ses tortionnaires et des manipulateurs.

Découvrir son rôle à l’aide de l’oeuf ou de la poule?

Hummm… Par où alors commencer la quête de son véritable rôle?
Dans l’horoscope de la feuille de chou gratuite du jour?
En entamant une discussion existentielle avec cette amie proche qui ne nous veut que du bien?
En plaquant son emploi et en envoyant son patron cueillir des châtaignes?
En s’expatriant sur une île au soleil pour gérer le bar tendance local?
Ou en jouant les mères Teresa quelque part en Inde ou en Afrique pour porter la culpabilité des hommes sur ses épaules?

Peut-être…

Cependant, comme toujours, je suis d’avis que les grandes choses commencent d’abord par une évolution de sa propre conscience. Autrement dit, pour éviter de suivre des modèles sans vraiment avoir au préalable découvert sa véritable vocation, il est nécessaire de développer sa conscience à chaque instant de sa vie.

Exemple

Pourquoi donc ne pas suivre terre des hommes où bon nous semble pour accomplir quelque chose qui nous paraîtra bien plus juste que ce que nous faisons quotidiennement?

Si je suis cette voie simplement parce que j’en ai ma claque de ma situation de vie et que de toute façon tout sera mieux que ce que je fais maintenant, alors il est fort probable que non seulement je me prenne un mur dans les dents, mais en plus les risques sont grands que j’entraîne d’autres personnes avec moi sur cette voie douteuse.

Ok, je n’ai pas encore avancé d’un pas, mais au moins j’ai compris ce qu’il n’est pas recommandé de faire.

Qu’est-il alors nécessaire de faire pour avancer et ne pas se prendre un mur dans les dents?

Aaaaahhhh ces murs… Et bien, tant que l’on vivra il y aura des murs… Donc la question devrait plutôt être: comment faire pour choisir le mur qui nous permettra d’avancer sur la voie qui est la nôtre?

Si notre Rôle s’éclipse face aux épreuves

Les difficultés de la vie, les épreuves ou les murs, comme on les appelle parfois, sont essentiels, car ce sont eux qui nous motivent à nous dépasser pour évoluer. Ils commencent très très petits et si nous les ignorons ou les évitons, alors nous les engraissons, nous les faisons croître et leur donnons une raison de revenir à l’assaut avec plus de force et de vigueur.

Exemple

Louise est une mère au foyer exemplaire: elle gère son temps comme une ministre et pratique le décathlon de la maman parfaite dans le but de faire plaisir aussi bien à ses enfants qu’à son mari.
Elle a toujours été comme ça, depuis sa plus tendre enfance, on lui demandait de se comporter comme ses parents lui disaient pour leur faire plaisir. Ses amis et ses amies l’appréciaient beaucoup, car quoi qu’elle faisait, cela leur faisait plaisir.
Elle était bien consciente que chaque fois qu’elle faisait plaisir, c’était au détriment d’elle-même. Mais bon, ce n’était pas très grave, car ses amis et ses proches étaient heureux et aimaient l’avoir auprès d’eux.
Pourtant aujourd’hui, elle a atteint le fond de ses « réserves à faire plaisir ». Sa vie se résume exclusivement aux autres et elle en souffre terriblement, elle suffoque, tout son corps réclame son dû: elle a perdu sa joie de vivre, un eczéma tenace s’est développé à la base de sa nuque et elle culpabilise de ne plus réussir à aimer celles et ceux qui lui sont proches.
Louise savait… Louise a toujours su… Mais elle a ignoré la petite voix qui lui indiquait la voie à suivre. Au début, il s’agissait de petits sacrifices d’adolescente, mais au fil du temps ces sacrifices ont pris de l’ampleur et aujourd’hui elle est mariée et mère de deux enfants. Combien de temps cela durera-t-il pour que le château de cartes s’effondre?

Ce n’est pas avec un regard moralisateur que je vous conte cette fiction, qui s’avère illustrer une histoire vraie parmi tant d’autres, mais avec une grande compassion et avec empathie. J’ai par le passé, comme beaucoup d’entre nous, suivi le chant des sirènes au lieu de suivre ma voix intérieure et j’ai aussi de fil en aiguille été confronté à des murs très épais…

Et notre Rôle se dessine…

Développer notre conscience nous aide à reconnaître et écouter notre voix intérieure, notre intuition, notre instinct. Cela nous permet de toujours suivre ce qui est bon pour nous et sera, par voie de conséquence, aussi bon pour les autres.
Attardons-nous un moment sur le terme « bon ». « Bon » ne signifie pas uniquement « facile, sans souffrance, gai, joyeux, etc… ». Cela peut aussi signifier la voie la moins rapide, la décision la plus douloureuse, décevoir ses proches, casser le rythme rassurant du quotidien, perdre de prétendus amis, affronter ses peurs et l’inconnu et ainsi de suite. Au bout du compte, ce changement peut transformer drastiquement notre mode de vie et nos habitudes à l’aide d’un grand coup de balai, mais cela permet de détordre des scénarios biscornus et de nous libérer de situations apparemment inextricables.
Ceci fait, et croyez-moi je sais ce que cela peut coûter en temps, en peur et en doutes, nous avons construit la base qui nous permet de nous rapprocher de notre Rôle.

Où se cache notre Rôle?

Gopfridchtoutz! Mais où se cache-t-il donc notre Rôle?!?

Nous avons souvent tendance à rechercher quelque chose d’extraordinaire, à mettre la barre très haut en se disant que seul un rôle de sauveur de la planète a réellement de la valeur…
Cela est probablement dû à notre enfant intérieur rêveur et admiratif des super héros omnipotents ou alors à l’adulte intimidé par les personnages célèbres de notre temps ou encore parce que seuls les scoops font la une des journaux. Jamais on ne voit des parents responsables récompensés par le prix Nobel de la paix pour avoir su accompagner leurs enfants tout au long de leur développement et éviter de former le prochain psychopathe serial killer!!!

N’allez pas chercher trop loin! Notre Rôle est tout simplement de vivre notre vie en conscience, en écoutant notre voix intérieure, en faisant ce qui nous fait plaisir à nous. Tout ce qui s’en suit sera en accord avec notre for intérieur et l’équilibre universel!!!

C’est la seule façon de progresser dans ce que nous faisons de mieux, ce dans quoi nous excellons, d’avoir du plaisir à le faire et de rayonner cette énergie qui nous fait avancer, d’irradier les autres de notre joie de vivre et par-là de les inciter à faire de même!
Il n’y a aucune différence entre le premier astronaute sur Mars et le balayeur de rue sans qui nos trottoirs seraient jonchés de mégots de cigarettes tant qu’ils exercent leur fonction en conscience. Leur valeur dans la balance de ce monde est absolument identique! La reconnaissance de cette valeur dans nos cultures est un autre débat, mais seule cette voie nous élèvera vers notre prochaine étape d’évolution humaine.

Chacun a sa place, chacun a son importance et chacun doit respecter le rôle de l’autre!

Quel rôle jouez-vous aujourd’hui?

Politique, industrie, religion, où se cache la philosophie?

Philosophie

Philosophers by Hennei on DeviantArt.com

Absence de philosophie!

Dans notre société occidentale tout comme dans les sociétés moyen-orientales et orientales, la politique est gérée par un nombre relativement restreint de partis.
En occident et en extrême-orient, nous avons l’illusion de la liberté de choix avec par exemple tous les micro-partis politiques en Suisse et les deux camps républicains et démocrates aux États-Unis et ainsi de suite. Si bien qu’au final, nos choix se trouvent restreints à plus ou moins la gauche et la droite qui – tant bien l’une que l’autre – ne reculent devant aucun compromis tant que l’économie (et souvent aussi les organisations mafieuses) qui les finance gracieusement s’en voit juteusement récompensée.
Le moyen-orient et l’orient ont pour mérite, même si bien sûr je ne prône pas non plus leur système, de ne pas être hypocrites en affichant clairement leurs inclinations totalitaire et dictatoriale.
Le sud est par contre manifestement maintenu de force dans le chaos des guerres civiles soigneusement orchestrées par les anciens colonisateurs et « global players » pour pratiquer, sans scrupule aucun, l’exploitation de toutes les ressources locales pour une bouchée de mines antipersonnel.

Donc, si je lis en diagonale, j’observe que le moteur des grandes décisions de ce monde n’est rien d’autre que l’argent qui ne peut exister que par et pour l’économie. Aucune question de fond ne vient perturber les agissements calculés froidement et mis en oeuvre de façon tout aussi glaciale et inhumaine. Oh, bien sûr, tout n’est pas noir pour autant! Il y a toujours çà et là quelques bonnes actions pour mieux dissimuler les fourberies de toute nature qu’il est bien plus facile de faire passer ainsi…

Aucune question? Si, peut-être dans la presse où on lit de temps en temps l’article d’un journaliste militant ou les coups de gueule de lecteurs en rade ou désabusés. Mais… Est-ce bien suffisant pour équilibrer la donne?

Du recul grâce à la philosophie

La civilisation grecque n’a pas survécu, malgré des penseurs hors-pairs qui avaient bien compris que la politique entre les mains d’hommes qui aiment le pouvoir ne peut mener qu’à la déchéance. Ils prônaient la politique de ceux qui savent en lieu et place de tout ceux qui prétendent savoir.
Plus de deux mille ans ont passé et pourtant rien n’a changé de ce côté-là: ce sont toujours les démagogues qui tirent les ficelles en instillant auprès des foules la peur sous diverses formes en fonction du contexte ou, bien plus intelligent et redoutable, en réveillant nos peurs les plus profondes.
Dans notre civilisation, où la transformation est en accélération constante, nous avons urgemment besoin de prendre du recul pour mieux avancer sciemment avec des valeurs essentielles qui nous aident à retrouver notre nature profonde. Nous avons besoin de savoir pour éviter de se faire manipuler, pour avancer dans une direction plus humaine, pour ralentir ceux qui nous dictent notre avenir avec grandiloquence et avec cet air hautain qui veut nous déposséder de nos facultés innées et qui dit en ricanant: »Laissez les rennes à ceux qui en sont capables! ».

La philosophie (philein: aimer, sophia: sagesse) nous apporte tous les outils nécessaires pour nous poser les bonnes questions, celles qui nous libèrent de cet étau qu’on ne voit pas, mais qui étouffe de plus en plus de personnes finissant par un burn out ou tout autre crise tragique qu’on lit au hasard d’une nouvelle à sensation dans une feuille de chou gratuite.
C’est la philosophie qui permet de poser tous les éléments d’un sujet de façon objective, avec du recul et avec le but d’en présenter toutes les facettes sans parti pris excepté celui de la sagesse.

Aujourd’hui, et depuis bien trop longtemps, l’aspect humain est totalement éradiqué des stratégies des grands acteurs politiques et économiques de notre planète, sauf quand il s’agit d’exploiter et de contrôler de manière de plus en plus sophistiquée cette ressource dans le rôle d’employé et cette poule aux oeufs d’or dans le rôle du consommateur. Les scrupules sont absents à un tel point que même les enfants sont devenus la cible privilégiée du matraquage commercial!

Je suis d’avis que la philosophie doit être institutionnalisée afin que, partout dans le monde, nulle décision ne puisse être prise sans l’aval d’un conseil philosophique. Il s’agirait d’une censure par la sagesse qui, par des arguments très simples et compréhensibles par tout être humain, permettrait de retrouver le rythme qui est le nôtre pour s’épanouir et évoluer dans le respect de tout un chacun. Je sens déjà les ultra-libéralistes me lancer leurs invectives arguant que toute l’économie en pâtirait et par conséquent que les consommateurs (NB: on parle toujours de consommateurs, de classes, de ressources, mais jamais d’êtres humains) en souffriraient le plus. Bien sûr, ils se garderaient comme de la peste d’avouer que leur motivation est purement mercantile et égoïste, car ils seraient les seuls perdants avec leur système économique totalitaire enfin anéanti.
Je suis un idéaliste, mais en même temps très réaliste, donc pas utopiste. Il est clair que l’institutionnalisation de la philosophie, comme tout changement profond, ne se ferait pas du jour au lendemain. Il est clair aussi que ce changement impliquerait de passer d’un système de manipulateurs-manipulés à un système sages-conscients. Pourtant, je suis intimement convaincu qu’une fois cette période de transition passée, notre civilisation pourrait prospérer en donnant à chaque chose la valeur nécessaire pour évoluer vers une société d’Amour (je parle ici de l’amour inconditionnel) avec tout ce que cela sous-entend: respect, liberté d’expression, etc. etc. (cf. Déclaration universelle des droits de l’homme ).

Philosophie du dimanche?

Il n’est nul besoin d’avoir suivi une filière universitaire pour appliquer les principes de la philosophie dans notre quotidien. Par contre, nous ne sommes pas tous des Platon, Socrate ou Aristote, donc un peu d’intérêt pour le sujet est nécessaire pour apprendre à prendre du recul de façon systématique dans sa vie. Il est des principes de base sans lesquels il est tout bonnement impossible d’évoluer dans ce sens: l’honnêteté envers soi-même et les autres, le respect de soi-même et des autres, la volonté et le courage de se remettre en question et de remettre en question les choses et bien sûr le développement de sa propre conscience. Il existe une multitude de voies qui permettent à quiconque d’évoluer vers ce but et d’obtenir du soutien pour y arriver, mais rien de tout cela n’est possible sans sa propre volonté d’y arriver.

Il est utopique d’espérer un changement soudain au niveau mondial. Ma conviction inébranlable est encore et toujours qu’il est possible de changer le monde en apprenant d’abord à changer soi-même.

Essayez la philosophie du dimanche et restez fermes face à ceux qui vous prennent de haut!

Vous verrez qu’en peu de temps vous serez de plus en plus tentés de l’appliquer aussi les autres jours de la semaine!

😀